Terrorisme : « Le gouvernement n’agit qu’une fois qu’il y a des morts » dénonce Louis Aliot
Après l’attaque au couteau à la Préfecture de police qui a fait 4 morts, l’enquête s’attache maintenant au profil radicalisé de l’assaillant, Mickaël Harpon, proche des mouvances salafistes. Pour Louis Alliot, c’est la preuve d’un grave dysfonctionnement au sein des services de renseignement.

Terrorisme : « Le gouvernement n’agit qu’une fois qu’il y a des morts » dénonce Louis Aliot

Après l’attaque au couteau à la Préfecture de police qui a fait 4 morts, l’enquête s’attache maintenant au profil radicalisé de l’assaillant, Mickaël Harpon, proche des mouvances salafistes. Pour Louis Alliot, c’est la preuve d’un grave dysfonctionnement au sein des services de renseignement.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On ne nous a pas dit la vérité à l’origine. Pour ne pas choquer je-ne-sais-qui, on retient l'information. On ne fait plus de la politique en France On ne résout pas les problèmes, on fait de la communication » dénonce le député des Pyrénées-Orientales et membre du Rassemblement National.  « On pouvait se douter que c'était un attentat de type islamiste, ça ne faisait aucun doute pour le peuple. Mais on a tenté toute la journée de dire ‘c'est peut-être un problème personnel’. Mais les Français ne sont pas dupes, c’est un énième avatar de la guerre que nous mènent les islamistes »

La radicalisation religieuse de Mickaël Harpon n’avait pas été détectée par ses supérieurs des services de renseignements, mais certains collègues ont fait état de prises de positions extrêmes, notamment après l’attentat de Charlie Hebdo. « S’ils ne sont pas capables de détecter que leur agent présentait des signes graves de radicalisation alors qu'il y avait des signaux, il y a un problème d'organisation » estime Louis Aliot.

Alors qu’Emmanuel Macron a prononcé un discours d’hommage aux victimes de l’attaque ce mardi, en réaffirmant sa fermeté contre « l’hydre islamiste », ses paroles sont insuffisantes pour le député. « Le gouvernement n'agit qu'une fois qu'il y a des morts. Et ce ne sont pas les premiers morts : après Charlie, après le Bataclan, après Beltrame, après les Français égorgés dans la rue. [...] Il faut prendre la mesure de ce qui est en train de se penser : nous sommes en guerre. Il y a une école de pensée de l'Islam - je ne dis pas tout l'Islam - qui vient faire la guerre sur notre territoire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Terrorisme : « Le gouvernement n’agit qu’une fois qu’il y a des morts » dénonce Louis Aliot
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Terrorisme : « Le gouvernement n’agit qu’une fois qu’il y a des morts » dénonce Louis Aliot
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le