Terrorisme: Le Pen (FN) dénonce “un état d’urgence de pacotille”

Terrorisme: Le Pen (FN) dénonce “un état d’urgence de pacotille”

La politique de lutte contre le terrorisme islamiste menée en France "est très largement insuffisante", a jugé mardi la...
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La politique de lutte contre le terrorisme islamiste menée en France "est très largement insuffisante", a jugé mardi la présidente du Front national Marine Le Pen, dénonçant "un état d'urgence de pacotille".

"La politique de lutte contre le terrorisme islamiste qui est menée en France est très largement insuffisante", a estimé Mme Le Pen sur Public Sénat et Sud Radio, au lendemain d'un attentat meurtrier dans le métro de Saint-Pétersbourg. "D'abord parce que la première des choses à faire quand on est confronté au terrorisme international, c'est de maîtriser ses frontières, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a-t-elle dit.

"Deuxièmement nous sommes défaillants sur la lutte contre le fondamentalisme islamiste, c'est-à-dire l'idéologie qui recrute sur notre territoire, qui pullule en réalité", a-t-elle poursuivi.

"Il faut fermer les mosquées radicales, il faut expulser les fichés S étrangers, et tout cela évidemment n'est pas fait parce que on est dans un état d’urgence de pacotillle", a affirmé la candidate à l'élection présidentielle.

A la remarque "mais ça a un coût!", concernant les mesures sécuritaires qu'elle envisage, elle a répondu: "Oui, bien sûr, ça a un coût: 15.000 policiers et gendarmes et 6.000 douaniers, 1,4 milliard. Ça a un coût, oui, bien sûr".

"90 mds de dépenses et 80 mds d'économie", "ce sont des choix politiques", a-t-elle dit. "Moi mon choix c'est la sécurité des Français. J'assume ce choix. Je l'assume. Et je fais les économies par ailleurs qui sont nécessaires pour pouvoir financer cela", a-t-elle ajouté.

"54.000 militaires ont été supprimés par M. Fillon. Ils sont à l'os. Ils n'ont même pas le matériel nécessaire à assurer leur propre sécurité", a encore affirmé la candidate. "A chaque moment de l'Histoire d'un pays, il faut être capable de détecter la menace la plus importante et d'y apporter des réponses".

Tout en reconnaissant ne pas avoir "d'élément précis" à ce sujet, Marine Le Pen a dit penser "qu'il s'agit effectivement à Saint-Pétersbourg d'un attentat lié au fondamentalisme islamiste".

Dans un dernier bilan publié lundi soir, les services antiterroristes ont fait état de 11 morts et 45 blessés hospitalisés. Les services de sécurité ont affirmé mardi qu'un "kamikaze" originaire du Kirghizstan en est l'auteur.

L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, est survenu après que l'organisation État islamique (EI) a appelé à frapper la Russie à la suite de son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie.

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