Terrorisme : Macron doit « sortir de sa coupable naïveté » affirme Wauquiez
Dans une brève allocution, le président des Républicains a notamment réclamé l’internement des fichés S les plus dangereux

Terrorisme : Macron doit « sortir de sa coupable naïveté » affirme Wauquiez

Dans une brève allocution, le président des Républicains a notamment réclamé l’internement des fichés S les plus dangereux
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Visage grave et ton offensif, Laurent Wauquiez a pris la parole, ce lundi matin, pour réclamer de nouvelles mesures face aux actes terroristes. « Je demande qu’on ne se contente plus de suivre les islamistes en attendant qu’ils passent à l’acte. Il faut les mettre hors d’état de nuire, avant qu’ils ne fassent couler le sang d’innocents » a-t-il expliqué. « Il faut interner les plus dangereux comme je le demande inlassablement depuis deux ans. Et il faut expulser immédiatement ceux qui ne sont pas Français. »

« De nombreux individus de nationalité étrangère et proches des mouvances islamistes continuent de résider sur notre territoire » a-t-il poursuivi. « Il faut le dire clairement : nous ne voulons pas d’eux sur notre sol. »

Le président des Républicains s’est aussi montré féroce envers le président de la République. « Je demande solennellement à Emmanuel Macron de sortir de sa coupable naïveté et d’avoir enfin le courage de prendre les mesures qui s’imposent pour protéger les Français » a-t-il tancé. Le chef d’Etat « se trompe tragiquement de diagnostic sur la barbarie islamiste, lorsque pour l'expliquer il met en avant le chômage ou les discriminations. Ces propos sont non seulement insupportables, mais ils sont surtout irresponsables, parce qu'ils aboutissent à mettre en avant l'excuse sociale au lieu de prendre les mesures sécuritaires qui s'imposent. »

Laurent Wauquiez a enfin réclamé le rétablissement de l’état d’urgence, dont la France est sortie en novembre 2017.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le