Terrorisme : Macron doit « sortir de sa coupable naïveté » affirme Wauquiez
Dans une brève allocution, le président des Républicains a notamment réclamé l’internement des fichés S les plus dangereux

Terrorisme : Macron doit « sortir de sa coupable naïveté » affirme Wauquiez

Dans une brève allocution, le président des Républicains a notamment réclamé l’internement des fichés S les plus dangereux
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Visage grave et ton offensif, Laurent Wauquiez a pris la parole, ce lundi matin, pour réclamer de nouvelles mesures face aux actes terroristes. « Je demande qu’on ne se contente plus de suivre les islamistes en attendant qu’ils passent à l’acte. Il faut les mettre hors d’état de nuire, avant qu’ils ne fassent couler le sang d’innocents » a-t-il expliqué. « Il faut interner les plus dangereux comme je le demande inlassablement depuis deux ans. Et il faut expulser immédiatement ceux qui ne sont pas Français. »

« De nombreux individus de nationalité étrangère et proches des mouvances islamistes continuent de résider sur notre territoire » a-t-il poursuivi. « Il faut le dire clairement : nous ne voulons pas d’eux sur notre sol. »

Le président des Républicains s’est aussi montré féroce envers le président de la République. « Je demande solennellement à Emmanuel Macron de sortir de sa coupable naïveté et d’avoir enfin le courage de prendre les mesures qui s’imposent pour protéger les Français » a-t-il tancé. Le chef d’Etat « se trompe tragiquement de diagnostic sur la barbarie islamiste, lorsque pour l'expliquer il met en avant le chômage ou les discriminations. Ces propos sont non seulement insupportables, mais ils sont surtout irresponsables, parce qu'ils aboutissent à mettre en avant l'excuse sociale au lieu de prendre les mesures sécuritaires qui s'imposent. »

Laurent Wauquiez a enfin réclamé le rétablissement de l’état d’urgence, dont la France est sortie en novembre 2017.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Terrorisme : Macron doit « sortir de sa coupable naïveté » affirme Wauquiez
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le