Terrorisme : « On est face à une menace de plus en plus multiforme » estime Philippe Bas
A la sortie de l’audition de Christophe Castaner et Laurent Nunez, le président de la commission des lois du Sénat Philippe Bas a exprimé ses inquiétudes sur les réponses possibles à la menace de la radicalisation interne.

Terrorisme : « On est face à une menace de plus en plus multiforme » estime Philippe Bas

A la sortie de l’audition de Christophe Castaner et Laurent Nunez, le président de la commission des lois du Sénat Philippe Bas a exprimé ses inquiétudes sur les réponses possibles à la menace de la radicalisation interne.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Un dispositif de sécurité qui ne reposerait que sur des signalements émanant de collègues de travail serait un dispositif qui ne permettrait pas de garantir la sécurité. Le travail que nous avons à faire avec le gouvernement, c'est de regarder, non pas des fautes personnelles, mais c’est le système lui-même qu'il faut réinterroger » déclare-t-il.  Le ministre de l’Intérieur a affirmé que les mesures principales vont s’attacher à un meilleur signalement des comportements à risque au sein des services de police, malgré les difficultés rencontrées.

Des mesures à prendre urgemment pour Philippe Bas, qui estime que nous sommes face « à une menace qui est de plus en plus multiforme, et des actions terroristes qui sont de plus en plus individuelles, jusqu’à cet attentat à l’arme blanche ».

Le président de la commission des lois ajoute qu’il est nécessaire de repenser le système actuel et les processus de signalement au sein des services de police. « Les habilitations au secret de la défense, on ne peut pas se contenter de les faire tous les 7 ans. On ne peut pas se contenter de se reposer sur des signalements pour procéder à des enquêtes : il faut réussir à mettre en place des enquêtes dont le déclenchement est aléatoire, que chacun sache qu'il est exposé à une nouvelle enquête quand il dissimule des événements de sa vie qui peuvent être porteurs de risques. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Terrorisme : « On est face à une menace de plus en plus multiforme » estime Philippe Bas
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le