Terrorisme: Pécresse (LR) veut des dispositifs « plus fermes »
Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de l'Ile-de-France, souhaite des dispositifs "plus fermes" et "efficaces dans la...

Terrorisme: Pécresse (LR) veut des dispositifs « plus fermes »

Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de l'Ile-de-France, souhaite des dispositifs "plus fermes" et "efficaces dans la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de l'Ile-de-France, souhaite des dispositifs "plus fermes" et "efficaces dans la durée" dans la lutte contre le terrorisme, et s'oppose ainsi au retour de l'état d'urgence et à la rétention administrative prônés par Laurent Wauquiez.

"On n'est pas suffisamment armés aujourd'hui pour lutter contre le terrorisme. Il nous faut des dispositifs encore plus fermes mais en même temps efficaces dans la durée. C'est pour ça que je ne crois pas à la chimère du retour de l'état d'urgence" qui est "un état d'exception, provisoire et temporaire", a déclaré Mme Pécresse sur franceinfo.

"De la même façon je ne suis pas favorable à ce qu'on mette en rétention administrative les fichés S radicalisés", a poursuivi la présidente de l'Ile-de-France.

"Les solutions que nous devons avoir doivent être crédibles, efficaces sur le long terme. Le problème de la rétention, c'est que ça ne peut pas être durable. On ne va pas créer un Guantanamo à la française, on ne va pas laisser pendant des années des gens enfermés sans procès", a-t-elle insisté.

Cependant, "on voit bien que tous ceux qui passent à l'acte aujourd'hui étaient peu ou prou repérés par les services. Le sujet est: comment est-ce qu'on lutte contre ces personnes-là, comment on les incrimine, comment on les amène devant la justice. Je crois qu'il y a un article du code pénal --il faudrait le réinterpréter-- qui permet, quand on est en intelligence avec l'ennemi, en temps de guerre, de pouvoir être incriminé et conduit devant la justice avant même qu'on ait commis des attentats ou des meurtres", a développé Mme Pécresse.

"Ça suppose aussi d'avoir accès à certains outils qui jusqu'à présent étaient réservés à l'état d'urgence mais qu'il faudrait transférer dans le droit positif. (...) Par exemple les perquisitions administratives. (...) Et ensuite on les présenterait au juge qui pourrait immédiatement prononcer des assignations à résidence, des peines de rétention ou de peines de détention provisoire en prison", a-t-elle prôné.

Mme Pécresse a par ailleurs souhaité "un débat serein et multipartisan" sur la déchéance de nationalité, à laquelle elle est favorable à condition qu'il n'y ait "pas deux poids, deux mesures". "Chaque Français est responsable de ses actes, qu'ils soient nés de cinq générations de Français ou qu'ils soient devenus Français."

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le