Terrorisme : Philippe Bas veut « un suivi socio-judiciaire » pour les djihadistes qui sortent de prison
 Des dizaines de djihadistes ayant purgé leur peine vont sortir de prison cette année : un fait qui inquiète, notamment sur la possibilité d’une récidive. Des sénateurs vont déposer une proposition de loi pour renforcer les contrôles.

Terrorisme : Philippe Bas veut « un suivi socio-judiciaire » pour les djihadistes qui sortent de prison

 Des dizaines de djihadistes ayant purgé leur peine vont sortir de prison cette année : un fait qui inquiète, notamment sur la possibilité d’une récidive. Des sénateurs vont déposer une proposition de loi pour renforcer les contrôles.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Au total, 43 djihadistes condamnés en France pour terrorisme sortiront de prison en 2020, selon les indications de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Ils seront également une « soixantaine en 2021 », a ajouté la garde des Sceaux. Une libération massive qui a conduit le Sénat à s’emparer du sujet.

Les sénateurs Marc Philippe Daubresse et Philippe Bas (LR) ont ainsi annoncé leur intention de déposer « dans les prochains jours », une proposition de loi pour renforcer la surveillance des détenus condamnés pour terrorisme qui sortent de prison.

L’idée ? La mise en place d’un « suivi socio-judiciaire » : une décision du juge d’application des peines au moment de la sortie de prison de personnes condamnées pour terrorisme, qui permettra « à la fois des mesures de contraintes et de surveillance, mais aussi des mesures d'accompagnement vers une réinsertion » selon Philippe Bas.

« Le but ultime c'est quand même de récupérer des gens pour qu'ils ne deviennent pas dangereux » détaille le sénateur LR. « Mais nous considérons que si leur dangerosité a été constatée à la sortie de prison par le juge d'application des peines, alors là, oui il faut un contrôle très serré ». Les mesures individuelles de surveillance rentrent également dans ce cadre, mais comme le précise le sénateur : « elles ne peuvent durer qu'un an et ne sont pas accompagnées de mesures d'insertion. »

Philippe Bas précise qu’il ne s’agirait pas d’une peine, mais bien d’une mesure pour protéger la société. Ce suivi serait donc décidé au moment de la libération, et non lors de la condamnation. « On ne peut pas laisser dans la nature des personnes qui sont des dangers publics ». Le texte, qui est en cours de finalisation, devrait être déposé au Sénat « dès la semaine prochaine » et fait déjà l’objet d’un « large consensus » selon Philippe Bas.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le