Terrorisme : Retailleau veut un «réarmement moral» et l’application de «l’arsenal juridique»
Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité sur Public Sénat. Il a affirmé ses différences avec Laurent Wauquiez dans les réponses à apporter au terrorisme.

Terrorisme : Retailleau veut un «réarmement moral» et l’application de «l’arsenal juridique»

Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité sur Public Sénat. Il a affirmé ses différences avec Laurent Wauquiez dans les réponses à apporter au terrorisme.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité ce lundi sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos. Interrogé sur l’attaque terroriste de Trèbes, vendredi dernier, il a d’abord rendu « hommage » au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, décédé ce week-end. Le gendarme avait pris la place d’une otage avant que l’assaillant lui tire dessus. « Je m’incline devant sa mémoire » a affirmé Bruno Retailleau. « Qu’a fait le colonel Beltrame ? Il réaffirme que la pointe de notre civilisation, c’est le respect de la vie, jusqu’à offrir sa vie pour en sauver une autre. (…) Et en quelque sorte, il nous montre le chemin de la résistance, qui est la réaffirmation de nos valeurs » selon le sénateur LR de Vendée.

Suite à l’attaque, le président de LR, Laurent Wauquiez, s’est prononcé pour le retour à l’état d’urgence. Pour Bruno Retailleau, ce n’est pas une solution. « Très franchement, ce n’est pas le fond du problème » affirme le sénateur, qui se prononce plutôt pour un « réarmement moral » et l’application de « l’arsenal juridique » actuel.

Autre différence : alors que Laurent Wauquiez veut exclure du pays les étrangers fichés S, Bruno Retailleau veut les expulser « dès lors qu’il y a une condamnation ». Par ailleurs, le sénateur propose de rétablir « la double peine ».

Bruno Retailleau veut aussi « interdire les manifestations et les mouvements » salafistes. « Il y a des dizaines de mosquées salafistes en France, qu’est-ce qu’on attend pour les fermer ? » demande Bruno Retailleau. Il ajoute : « La burqa, nous lui avons réglé son compte. Mais nous avons affaire à un Islam politique qui est en train de conquérir des territoires, des espoirs, des cœurs, et il faut être absolument intraitable ».

Attend-il une prise de position de l’Islam de France ? « Bien sûr. Je ne crois pas que l’Etat puisse réformer de l’extérieur l’Islam. Il faut que l’Islam se réforme. C’est au nom d’un Islam dévoyé que ces terroristes portent le fer » répond Bruno Retailleau. Il continue : « Je pense qu’on a à faire au troisième totalitarisme, le totalitarisme islamiste. Ceux qui en sont se réclament de l’Islam. Ayant des amis qui sont musulmans, je sais parfaitement qu’il peut y avoir un Islam compatible avec les valeurs de la République. Mais quand l’Institut Montaigne fait une étude et que 28% des musulmans considèrent que la charia est supérieure aux lois de la République, alors on s’inquiète. (…) C’est aux Musulmans de faire ce travail de tolérance religieuse »

Partager cet article

Dans la même thématique

Terrorisme : Retailleau veut un «réarmement moral» et l’application de «l’arsenal juridique»
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le