Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
Le
Par laure-Anne
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D’abord soutien de Bruno Le Maire, le sénateur centriste de l’Eure, Hervé Maurey, s’est rallié à François Fillon pour le second tour. Confirmant plus que jamais, aujourd’hui, son soutien au vainqueur de la primaire de la droite et du centre, il répond à François Bayrou sur ses doutes à propos du programme de François Fillon : « Moi je n’ai pas de conseils à donner à François Bayrou. On sait bien qu’[il] avait un candidat qui était Alain Juppé. On voit bien qu’aujourd’hui il n’est pas très à l’aise face à ce choix. Il fait mine de s’interroger sur le fait de savoir s’il veut ou pas être candidat à l’élection présidentielle. C’est à lui de prendre ses responsabilités et à lui-seul ».
Hervé Maurey n’est pas plus tendre avec Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI : « Dans un premier temps, il a conduit l’UDI à se prononcer sur une non-participation à ces primaires, ensuite il a marqué sa sympathie pour Emmanuel Macron et puis, au final, il a entraîné un certain nombre de membres de l’UDI, mais pas tous, et certainement pas l’UDI elle-même, dans le soutien d’Alain Juppé. Aujourd’hui, il essaie, on le comprend très bien, de se raccrocher un petit peu aux branches ».
Mais face à toutes ces divisions au centre, le sénateur de l’Eure se veut pragmatique : « C’est malheureusement un petit peu dans nos gênes de ne pas être très unis. Maintenant ce qui compte, c’est de savoir quels sont celles et ceux qui sont prêts à se rassembler derrière la candidature de François Fillon et à être le pilier loyal incarnant le centre dans la future majorité ». Le message est passé.