Texte asile et immigration : Sébastien Chenu dénonce une « petite loi administrative »
Le député Front national du Nord a qualifié « d’imposture » le contenu du texte du projet de loi asile et immigration présenté en Conseil des ministres mercredi. Pour lui, « la montagne va accoucher d’une souris ».

Texte asile et immigration : Sébastien Chenu dénonce une « petite loi administrative »

Le député Front national du Nord a qualifié « d’imposture » le contenu du texte du projet de loi asile et immigration présenté en Conseil des ministres mercredi. Pour lui, « la montagne va accoucher d’une souris ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de l’émission Parlement hebdo, le député Front national Sébastien Chenu a une nouvelle fois qualifié « d’imposture » le projet de loi asile et immigration, dévoilé par Gérard Collomb ce mercredi. Présenté par le gouvernement comme un texte d’équilibre entre humanité et fermeté, le projet est plutôt vu comme « un texte technique qui ne s’attaque pas aux problèmes de fond » et qui ne « s’attaque ni aux causes, ni aux conséquences », pour le porte-parole du Front national.

« Une petite cuillère à café trouée »

« C’est une petite loi administrative sans autorité, sans vision, sans fermeté, sans moyens ». Le député du Nord cite notamment en exemple la création de 200 places supplémentaires dans les centres de rétention (le texte prévoyant de doubler la durée maximale de rétention, à 90 jours). « C’est ridicule par rapport au nombre de personnes qui seraient en capacité ou dans la nécessité d’aller dans ces centres. Le gouvernement, avec une petite cuillère à café trouée, essaye de combler la brèche de ce qui est une submersion migratoire qui s’abat sur notre pays », a-t-il dénoncé.

Le député a également accusé les propositions d’Aurélien Taché, auteur d’un rapport pour améliorer l’intégration des demandeurs d’asile, de « faire état d’une préférence migratoire ».

En réponse, Sébastien Chenu a fait savoir que lui et ses collègues déposeraient une « proposition de loi constitutionnelle », avec la « nécessité de revenir sur le droit du sol ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le