Texte de loi « anticasseurs »: Bay (RN) y voit une « volonté de réduire les libertés publiques »
L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a estimé jeudi que la proposition de loi "anticasseurs", qui prévoit des...

Texte de loi « anticasseurs »: Bay (RN) y voit une « volonté de réduire les libertés publiques »

L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a estimé jeudi que la proposition de loi "anticasseurs", qui prévoit des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a estimé jeudi que la proposition de loi "anticasseurs", qui prévoit des interdictions administratives de manifester, portait une "volonté de réduire les libertés publiques".

"Nous ne sommes pas favorables à cette loi qui est prise dans la panique, dans la précipitation totale", a expliqué sur France 2 M. Bay, membre de la direction du RN.

Selon lui, "il y a une volonté derrière tout ça de réduire les libertés publiques, en l'occurrence la liberté de manifestation, avec une décision qui serait a priori prise par l'autorité administrative, c'est-à-dire par le préfet, pour empêcher des personnes de manifester".

"Le prétexte sécuritaire ne doit pas être utilisé pour restreindre les libertés individuelles", a-t-il critiqué, en précisant que les "députés RN (avaient) voté contre les orientations de ce texte".

L'Assemblée nationale a donné mercredi soir son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition clé de la proposition de loi "anticasseurs", dont les députés n'ont pas achevé l'examen.

Alors qu'on lui faisait remarquer que Marine Le Pen s'était dite la semaine dernière favorable au texte de loi, M. Bay a répondu: "Elle a dit simplement qu'elle était favorable au durcissement d'un certain nombre de règles pénales qui concernent ceux qui commettent des délits, qui attaquent les policiers".

"Ceux qui attaquent les policiers aujourd'hui, ils pourraient être condamnés lourdement par le code pénal. Or ce n'est pas fait, aujourd'hui, c'est un laxisme judiciaire qui prévaut", a-t-il accusé.

"C'est très bien d'interdire les cagoules, mais la loi sur la burqa, elle date de 2004 et elle n'est toujours pas appliquée", a-t-il ajouté, à propos d'une disposition du texte qui prévoit la création d'un délit de dissimulation du visage dans les manifestations.

Partager cet article

Dans la même thématique

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
9min

Politique

Sénatoriales : après sa percée aux municipales, LFI espère faire son « entrée au Sénat »

Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.

Le

The aerial surveillance programme of bathing littoral waters in the Alpes Maritimes France
5min

Politique

Le sénateur Henri Leroy quitte Les Républicains pour rallier Éric Ciotti : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron »

Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.

Le

HOTEL DE VILLE PARIS
3min

Politique

Installation des conseils municipaux : comment ça marche ?

Pour les communes qui ont élu leur maire au second tour, l’installation des nouveaux conseils municipaux se déroulera de vendredi à dimanche selon les villes. Nice, Paris, Le Havre, Bordeaux, Lyon ou encore le Havre… On fait le point sur les règles de fonctionnement.

Le