Thomas Piketty choisirait Mélenchon en cas de duel Mélenchon / Macron
Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », l’économiste Thomas Piketty, conseiller de Benoît Hamon, a déclaré qu’en cas de duel Mélenchon/ Macron au second tour, il voterait Jean-Luc Mélenchon. Jacques Cheminade était également l’invité de cette émission spéciale présidentielle 2017.

Thomas Piketty choisirait Mélenchon en cas de duel Mélenchon / Macron

Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », l’économiste Thomas Piketty, conseiller de Benoît Hamon, a déclaré qu’en cas de duel Mélenchon/ Macron au second tour, il voterait Jean-Luc Mélenchon. Jacques Cheminade était également l’invité de cette émission spéciale présidentielle 2017.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’économiste Thomas Piketty, conseiller de Benoît Hamon sur les questions européennes, a annoncé ce mercredi qu’il voterait pour Jean-Luc Mélenchon si ce dernier se retrouvait dans un duel face au candidat d’En Marche ! : « [Dans un second tour] Mélenchon/Macron, je pense que je voterais clairement pour Mélenchon (…)  A condition qu’il précise son plan A (…)  Le problème, c’est qu’il est plus fort sur le plan B, la sortie [de l’Union européenne NDLR] (…) Mélenchon dit qu’il faut menacer tout le monde de sortie si jamais on n’obtient pas ce qu’on veut. Pourquoi pas. Mais à condition d’être très clair sur ce que l’on veut obtenir. Le problème c’est que [avec] le plan A,  je ne comprends pas quelle est la gouvernance démocratique qu’il propose pour l’Europe ». C’est pourquoi l’économiste parle de « soutien vigilant » en faveur du candidat de La France insoumise, dans cette hypothèse de second tour : « Un soutien vigilant qui serait d’abord un soutien pour essayer de remplir ce plan A et de faire en sorte que la majorité future ne soit pas là pour faire exploser l’Europe mais soit là pour mettre le vrai plan A sur la table».

Toutefois, l’auteur du livre « Le capital au XXIe siècle » pense « que rien n’est joué » : « Si Hamon arrive devant Mélenchon et est au deuxième tour, Mélenchon se retirera. Et si Mélenchon arrive devant, Hamon se retirera et le soutiendra (…) Laissez quand même les gens voter ».

Et lorsqu’on parle à Thomas Piketty des mauvais sondages de son candidat, il estime que les marges d’erreur ne sont pas suffisamment prises en compte : « Il y a un vrai sujet sur le fait que l’on n’oblige pas les instituts de sondages à révéler leurs soi-disant secrets de fabrication, qui sont des trucs totalement foireux. Qu’on ne les oblige pas à publier uniquement les intervalles de confiance et non pas des points. Cela permet de vendre plus de camelotes ».

Quant aux violentes critiques de Pierre Gattaz, président du Medef, concernant le programme de Benoît Hamon, Thomas Piketty les balaie : « C’est un héritier qui raconte n’importe quoi (…) Heureusement qu’il y a plein de chefs d’entreprise en France qui ne se reconnaissent pas dans ce genre de propos réac et complètements incompétents ».

Jacques Cheminade 

Jacques Cheminade, candidat à l’élection présidentielle pour la troisième fois, veut « une vraie Europe » et estime clairement qu’il faut sortir de l’euro. Mais sans que cela soit « le saut dans le vide » : « C’est une politique avec des projets. Avec une Europe qui est une agence pour le numérique, l’agence spatiale, une politique de l’énergie et Erasmus que je veux multiplier par deux pour que les apprentis et les jeunes entrepreneurs y soient. Ça s’est la vraie Europe. C’est l’Europe qui crée et développe des choses. Pas la fausse Europe de monsieur Draghi (…) ou de monsieur Juncker ».

Jacques Cheminade : C’est une fausse Europe qu’on a. Une Europe relais du monde de Wall Street, de la City".
01:11

Et de continuer : « C’est une fausse Europe qu’on a. Une Europe relais du monde de Wall Street, de la City. Il faut se battre au cœur du système, contre ce cœur du système et ses intérêts financiers qui sont à Londres, qui sont à New-York et qui spéculent à tout va, au lieu de favoriser l’émission de monnaies pour les peuples ».

 Les autres candidats ? « Ils n’ont pas de projets » considère Jacques Cheminade. «  Moi, j’ai des projets. Il faut des projets pour les intérêts communs de l’humanité : le développement de l’Afrique, le développement d’une culture des mers, l’économie bleue et puis un programme spatial. Les trois ensemble. Ce sont des programmes qui peuvent réunir l’humanité. Un seul pays ne peut pas faire ces programmes-là, il faut que tout le monde se mette ensemble.

Pour Jacques Cheminade, nous sommes dans une société de « consumation » « qui va dans le mur » : « C’est cela que je combats ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le