Tiers payant: Agnès Buzyn veut « y aller doucement »
Agnès Buzyn a affirmé mardi que le tiers payant chez le médecin "a vocation à être accessible à tous les malades" mais indiqué...

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Agnès Buzyn a affirmé mardi que le tiers payant chez le médecin "a vocation à être accessible à tous les malades" mais indiqué...
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Agnès Buzyn a affirmé mardi que le tiers payant chez le médecin "a vocation à être accessible à tous les malades" mais indiqué vouloir "y aller doucement", avec notamment un "calendrier" qui sera présenté d'ici l'été.

"Je vous proposerai que le gouvernement présente au Parlement, d'ici l'été prochain, le calendrier selon lequel le tiers payant intégral pourra être proposé à tous les assurés dans des conditions techniques fiabilisées", a lancé la ministre de la Santé depuis la tribune de l'Assemblée, au démarrage des débats sur le projet de budget de la Sécu.

"Je vous proposerai également que ce rapport identifie les publics prioritaires pour lesquels un accès effectif au tiers payant intégral devrait être garanti, au-delà des publics déjà couverts", a précisé Mme Buzyn aux députés.

"Nous n'abandonnons pas le tiers payant qui a vocation à être accessible à tous les malades", avait déclaré auparavant sur CNews la ministre de la Santé et des Solidarités, qui a annoncé dimanche que la dispense d'avance de frais chez le médecin ne deviendrait pas obligatoire pour tous les patients au 30 novembre.

"Nous allons travailler à sa faisabilité technique", a-t-elle ajouté. "Nous allons y aller doucement, parce que c'est important que les médecins aient du temps médical à donner à leurs malades" plutôt que de remplir des papiers.

"Le candidat Emmanuel Macron a promis un tiers payant généralisable et nous allons y aller avant la fin du quinquennat", a-t-elle poursuivi.

"Techniquement, dès qu'il sera faisable, les patients y auront accès", a assuré la ministre, en défendant la volonté du gouvernement de ne pas le rendre obligatoire, contrairement à ce que prévoyait la loi Santé votée sous le précédent quinquennat.

"C'est plus compliqué pour les médecins que pour les pharmaciens, et donc il faut qu'on accompagne les médecins pour qu'ils aillent spontanément vers le tiers payant", a-t-elle estimé.

Le tiers payant dans les pharmacies était "sans obligation et aujourd'hui 99% des pharmaciens l'appliquent", a-t-elle fait valoir.

Mme Buzyn a par ailleurs réaffirmé qu'aujourd'hui, le tiers payant "fonctionne pour 11 millions de personnes" (remboursées à 100% par l'Assurance-maladie) "et il est hors de question d'y toucher".

"Nous devons avancer avec les professionnels, avec les mutuelles, pour rendre ce tiers payant accessible et surtout, à ce qu'il soit accessible aux personnes qui en ont besoin" a-t-elle dit.

Interrogée sur LCI, l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, a défendu sa réforme estimant qu'il s'agissait "d'une réforme importante de progrès social".

"Il y a encore des étapes à franchir pour ce qui est des organismes complémentaires, mais il y a davantage à perdre qu’à gagner à renoncer à la réforme", a-t-elle poursuivi.

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