Tiers payant: « nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », affirme Buzyn
Le tiers payant "fonctionne" pour les patients remboursés à 100% par l'Assurance maladie mais "nous ne sommes pas prêts...

Tiers payant: « nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », affirme Buzyn

Le tiers payant "fonctionne" pour les patients remboursés à 100% par l'Assurance maladie mais "nous ne sommes pas prêts...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le tiers payant "fonctionne" pour les patients remboursés à 100% par l'Assurance maladie mais "nous ne sommes pas prêts techniquement à l'étendre", affirme dimanche au JDD la ministre de la Santé Agnès Buzyn, sans s'engager sur une date.

La loi Santé votée sous le quinquennat Hollande prévoyait la généralisation obligatoire de la dispense d'avance de frais au 30 novembre, mais Emmanuel Macron avait promis, lors de la campagne présidentielle, de l'étendre en laissant le choix aux médecins de l'appliquer.

Interrogée sur l'objectif qu'elle avait posé en août de rendre le tiers payant "généralisable", c'est à dire facultatif, "dans le courant de l'année 2018", Agnès Buzyn répond: "nous tiendrons l'engagement du Président de la République de rendre le tiers payant généralisable", sans confirmer ce calendrier.

Pour les personnes couvertes à 100% par la Sécu, pour lesquelles le tiers payant est déjà obligatoire (bénéfiaires de la CMUC, femmes enceintes et patients atteints d'affection de longue durée", "le tiers payant fonctionne aujourd’hui", affirme-t-elle en faisant référence à un rapport de l'Igas (l'Inspection générale des affaires sociales) devant être publié dans les prochains jours.

Mais "nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêt techniquement à l’étendre", dit la ministre.

Les syndicats de médecins libéraux sont depuis le départ opposés à cette mesure emblématique de la réforme de 2016 portée par Marisol Touraine, synonyme selon eux de nouvelles contraintes administratives ou de problèmes de paiement.

Pour les patients remboursés à 100%, le tiers payant est déjà largement appliqué par les généralistes. En octobre 2016, il était pratiqué dans près de 74% des cas de patients atteints d'une affection de longue durée et 64,5% des cas pour les femmes enceintes, selon la direction générale de la Santé.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le