Touristes au Bénin : « Le véhicule retrouvé était bien en zone rouge », affirme Christian Cambon

Touristes au Bénin : « Le véhicule retrouvé était bien en zone rouge », affirme Christian Cambon

Après l’enlèvement de deux Français le 1er mai au Bénin, le président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat avertit sur les dangers du tourisme dans ce secteur.
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Le ministre Jean-Yves Le Drian n’était pas le seul à regretter les « risques majeurs » pris par les deux touristes français, enlevés dans le parc de la Pendjari au Bénin le 1er mai. Sur Twitter, le président (LR) de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, Christian Cambon, avait accablé « deux touristes inconscients et irresponsables qui ont entraîné la mort tragique de nos deux soldats venus les libérer ».

Au moment de leur rapt, la zone en question n’était pas répertoriée comme une zone classée « rouge » par le Quai d’Orsay, soit un territoire « formellement déconseillé » aux voyageurs. Mais le sénateur du Val-de-Marne, qui était présent ce matin aux Invalides pour la cérémonie d’hommage aux deux militaires décédés dans l’opération de sauvetage, disposerait d’informations prouvant le contraire, corroborant les affirmations à l’AFP d’un responsable d'African Parks Network (APN), l'ONG gestionnaire de la Pendjari. « Je viens d’avoir du reste la confirmation que le véhicule que l’on avait retrouvé, leur véhicule, était bien en zone rouge », a déclaré sur Sénat 360, Christian Cambon, avant d’élargir le débat. « Je pense que cette polémique sur la couleur de la zone – savoir si c’était rouge, orange ou jaune – est inutile et dépasse considérablement les faits tels que nous les connaissons. »

« Au moins que ça serve d’exemple »

Le sénateur a appelé les touristes français à faire preuve de prudence à l’avenir et d’éviter le secteur :

« À mon sens, il ne faut pas aller dans ces zones, qui sont dangereuses. Les cartes telles qu’elles figurent sur la carte du ministère à l’échelle d’un continent, elles ne sont pas d’une précision parfaite. Je connais le parc du W [le complexe W-Arly-Pendjari, NDLR] où je suis allé il y a 20 ans : tantôt vous êtes au Bénin, tantôt au Burkina Faso. Or, on sait très bien que ces pays sont en train de connaître une dissémination du terrorisme. L’élémentaire prudence eût été d’aller faire du tourisme ailleurs »

Il conclut : « Il n’est plus temps d’accabler ces deux malheureux qui vont porter toute leur vie le souvenir des trois vies [deux soldats et le guide touristique, NDLR] qui ont été perdues pour les sauver, mais au moins que ça serve d’exemple ».

L'interview en intégralité :

Djihadistes au Sahel : l'interview du président de la commission de la Défense du Sénat
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