« Tout ce qui ira dans le bon sens je le voterai » affirme Pascale Boistard
Pascale Boistard, ex-secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie, était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La candidate socialiste aux législatives se représente dans la 1ère circonscription de la Somme. Elle assure qu’elle ne sera pas dans une opposition stérile et qu’elle restera loyale, contrairement à Manuel Valls.

« Tout ce qui ira dans le bon sens je le voterai » affirme Pascale Boistard

Pascale Boistard, ex-secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie, était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La candidate socialiste aux législatives se représente dans la 1ère circonscription de la Somme. Elle assure qu’elle ne sera pas dans une opposition stérile et qu’elle restera loyale, contrairement à Manuel Valls.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le 11 juin prochain, c’est face au frontiste Franck de Lapersonne et à François Ruffin, de La France insoumise, que Pascale Boistard se présentera pour être députée de la 1ère circonscription de la Somme. L’ex secrétaire d’État fustige une campagne placée sous le signe du populisme, aussi bien de la part du candidat FN que de celui de La France insoumise. « Ils procèdent de la même manière », s’insurge-t-elle. « Ils achètent des voix avec des saucisses, des frites et des concerts… » 

Boistard : « Ils achètent des voix avec des saucisses, des frites et des concerts… »
00:40

Si la campagne menée par Franck de Lapersonne c’est « Cannes à la campagne », elle accuse le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, sous l’étiquette duquel François Ruffin candidate, de sectarisme. Elle assure ne « pas être frondeuse, mais responsable et de gauche ». « Désolée, ce n’est peut-être pas à la mode en ce moment », plaisante-t-elle. Une pique lancée à Emmanuel Macron, investi Président de la République hier. Elle met au défi celui qui veut dépasser le clivage gauche/droite : « La démonstration qui devra être faite c’est que la gauche et la droite c’est la même chose. »

Ne pas être dans une opposition stérile et stupide »

Pour autant, elle confie ne pas vouloir être dans une « opposition stérile et stupide » mais prévient qu’elle sera « extrêmement vigilante et exigeante ». « Tout ce qui ira dans le bon sens je le voterai », certifie la candidate socialiste. Elle ajoute : « Je ne veux pas être dans la majorité présidentielle car je suis une femme loyale. » Une allusion à peine masquée au comportement de Manuel Valls, qui souhaitait être investi par En Marche avant d’être débouté de sa demande. Celle qui avait soutenu Valls à la primaire socialiste est visiblement déçue. « Je n’étais pas d’accord avec lui sur cette stratégie », précise-t-elle.

« Le PS n’est pas mort »

Une stratégie qu’elle déplore d’autant plus qu’elle considère que le Parti socialiste n’est pas mort, contrairement à ce qu’affirment certains, à commencer par Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier secrétaire du Parti socialiste avait dit début mai que « le PS d’Epinay était mort ». « Pour moi le PS n’est pas mort. Si Cambadélis considère que c’est le cas qu’il en démissionne », rétorque Pascale Boistard.

Pascale Boistard : "Le PS n'est pas mort"
00:18

Si elle est élue députée de la Somme, elle ne votera certainement pas l’habilitation qu’Emmanuel Macron compte demander au Parlement pour faire passer sa réforme du droit du travail par ordonnances. « Je ne pense pas qu’on puisse faire de réformes avec une détermination sans dialogue (…) surtout après ce qui s’est passé avec la loi Travail. » Le combat s’annonce difficile : « Il y a toujours eu des périodes où c’était plus difficile d’être de gauche », conclut-elle.  

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

« Tout ce qui ira dans le bon sens je le voterai » affirme Pascale Boistard
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le