« Tout projet d’exportation » d’armes à la Turquie est suspendu, insiste Florence Parly
Auditionnée sur le budget 2020 de son ministère, la ministre des Armée a insisté en préambule sur l’actualité internationale et le symbole de l’arrêt des ventes d’armes françaises à la Turquie.

« Tout projet d’exportation » d’armes à la Turquie est suspendu, insiste Florence Parly

Auditionnée sur le budget 2020 de son ministère, la ministre des Armée a insisté en préambule sur l’actualité internationale et le symbole de l’arrêt des ventes d’armes françaises à la Turquie.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

En riposte à l’offensive visant les forces kurdes, l’embargo français sur les ventes d’armes à la Turquie pourrait être plus étendu que prévu. Le 12 octobre, la ministre des Armées, Florence Parly, indiquait que la suspension des ventes ne concernerait que les « matériels de guerre susceptibles d'être employés dans le cadre de cette offensive ».  

Trois jours plus tard, le discours a évolué. La restriction semble totale, d’après la déclaration de la ministre, auditionnée au Sénat en amont du projet de loi de finances pour 2020. « La décision qui a été prise est une décision qui est large, très large et qui donc suspend tout projet d’exportation d’arme vis-à-vis de pays », a insisté la ministre. « C’est large et on verra en fonction des circonstances comment les choses pourraient évoluer. Mais pour l’instant, il nous a semblé nécessaire d’être extrêmement nets quant à l’attitude à tenir vis-à-vis d’un pays qui a mené une attaque unilatérale. »

La sanction reste avant tout purement symbolique, tant les achats de la Turquie à l’industrie d’armement française sont marginaux. Selon le rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France 2019, sur les dix dernières années, la Turquie n’apparaît qu’à la 27e position des principaux clients d’armes de la France, alors qu’elle est la 19e économie mondiale. Avec un total s’élevant à 595 millions d’euros sur dix ans, le carnet de chèque turc ne représente que 0,7 % de ce qu'ont dépensé 26 États en achats d'armes françaises sur la même période.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Tout projet d’exportation » d’armes à la Turquie est suspendu, insiste Florence Parly
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

« Tout projet d’exportation » d’armes à la Turquie est suspendu, insiste Florence Parly
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le