Transparence de la vie publique: Didier Migaud proposé pour présider la Haute autorité
Emmanuel Macron envisage de nommer Didier Migaud président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP),...

Transparence de la vie publique: Didier Migaud proposé pour présider la Haute autorité

Emmanuel Macron envisage de nommer Didier Migaud président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP),...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron envisage de nommer Didier Migaud président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), a confirmé l'Elysée mercredi.

M. Migaud, premier président de la Cour des comptes, âgé de 67 ans, remplacerait Jean-Louis Nadal, qui a quitté ses fonctions en décembre dernier.

Cette nomination se fait sur proposition du Premier ministre Edouard Philippe.

"Le Président de l'Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées (commissions des Lois, NDLR) se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution", a rappelé l'Elysée dans son communiqué.

La Constitution prévoit que le chef de l'Etat ne puisse pas procéder à cette nomination si une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés dans les deux commissions se prononce contre.

Didier Migaud avait succédé à Philippe Séguin à la tête de la Cour des comptes le 11 mars 2010.

Diplômé et enseignant en sciences politiques, élu local de 1986 à 2010, élu national de 1988 à 2010, il a été notamment rapporteur général du budget et président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Dans un message aux personnels des juridictions financières, Didier Migaud a expliqué avoir accepté la proposition de prendre la tête de la HATVP car cette "fonction au service de la transparence de la vie publique exige la même impartialité et la même indépendance" que la présidence de la Cour des comptes.

"Elle me permettra de continuer d’être utile à la République et à nos concitoyens, en portant à l’extérieur des juridictions financières nos valeurs d’exemplarité et de rigueur", a-t-il ajouté.

Rendant hommage au travail de la Cour des comptes et de ses personnels, il a dit l'avoir "servie avec une immense fierté", tout en prenant bien soin d'attendre de voir "si les commissions parlementaires avalisent (sa) candidature et que le Président de la République confirme son choix dans les jours qui suivent".

Partager cet article

Dans la même thématique

Transparence de la vie publique: Didier Migaud proposé pour présider la Haute autorité
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le