Transports en commun en IDF : Pécresse souhaite que l’Etat ne soit pas « défaillant »
Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de l'Ile-de-France, a rappelé mercredi les engagements de l’État, dont elle a...

Transports en commun en IDF : Pécresse souhaite que l’Etat ne soit pas « défaillant »

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de l'Ile-de-France, a rappelé mercredi les engagements de l’État, dont elle a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de l'Ile-de-France, a rappelé mercredi les engagements de l’État, dont elle a souhaité qu'il ne soit pas "défaillant", sur la question des transports dans la région, en présentant un premier bilan de sa "révolution" des transports.

"Dans ce moment crucial pour les transports en Ile-de-France, l’État ne doit pas être défaillant", a lancé la présidente de région devant la presse, alors qu'elle rappelait les mesures déjà engagées ou qui vont l'être d'un plan des transports de 24 milliards d'euros sur 2016-2025.

Concernant la rénovation du réseau SNCF et ses enjeux de "sécurité", Mme Pécresse a affirmé attendre un "engagement clair, ferme et définitif" sur un montant d’investissements de l’État de 800 millions d’euros par an en Ile-de-France, montant qui doit être "clairement inscrit dans le contrat entre l’État et SNCF Réseau".

Par ailleurs, pour développer les transports en commun, "j’attends toujours de l’État 50 millions d’euros pour l’application du contrat" de plan État-Région en 2017. "Le compte n'y est pas", a ajouté la présidente de région, "inquiète sur les engagements de l’État pour 2018".

En présentant un bilan des premières mesures de son plan transports, Mme Pécresse s'est félicitée que 75% des commandes pour renouveler le matériel roulant soient réalisées et le seront à 100% d'ici la fin de l'année.

A ce jour, sur 708 trains neufs ou rénovés commandés pour mise en circulation d'ici 2021 -- soit 60% des trains -, 158 sont sur le réseau depuis 2016, selon la région.

Pour "se déplacer mieux, de manière plus confortable, plus sure, plus accessible, plus écologique en restant connecté", le plan dont de nombreuses mesures ont déjà été annoncées prévoit 250 bus propres en circulation d'ici 2017, l'augmentation de places dans des parking-relais ou l'installation de services dans les gares.

Un renforcement de l'accessibilité, des moyens supplémentaires pour la sécurité (agents, caméras, brigades de cyno-détection), un développement des modes de transport alternatifs(vélos, covoiturage) et 200 millions d'euros pour 50 opérations "anti-bouchons" (déviations, échangeurs) complètent le plan.

Par communiqués, l'opposition de gauche a dénoncé une "seule révolution" consistant en "l'augmentation continue du passe Navigo", selon le Parti socialiste, ou "beaucoup d’esbroufe et peu de réalisations concrètes" selon le Front de Gauche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Transports en commun en IDF : Pécresse souhaite que l’Etat ne soit pas « défaillant »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le