Anne Hidalgo, candidate à sa succession à la mairie de Paris en mars, explique à l'AFP pourquoi elle ne "veut pas lâcher le morceau" sur les...
Transports, végétalisation de Paris: Anne Hidalgo ne veut pas « lâcher le morceau »
Anne Hidalgo, candidate à sa succession à la mairie de Paris en mars, explique à l'AFP pourquoi elle ne "veut pas lâcher le morceau" sur les...
Par Ambre TOSUNOGLU
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Anne Hidalgo, candidate à sa succession à la mairie de Paris en mars, explique à l'AFP pourquoi elle ne "veut pas lâcher le morceau" sur les transports et sur "la transformation" d'une capitale qu'elle veut toujours plus verte.
Q: Quel Paris proposez-vous dans 5, 10 ou 15 ans ?
R: "C'est pour moi une ville dans laquelle on passe vraiment du minéral au végétal. On a commencé avec l'agriculture urbaine, avec plus de parcs, de jardins, de terrasses végétalisées, de murs végétalisés, avec la reconquête des voies sur berges, avec de nouvelles places. Il faut que notre ville s'adapte. Il y a eu une canicule l'été dernier et on a connu 43 degrés à Paris, et on voit bien que la ville n'est pas vivable si elle reste aussi minérale, si on ne retire pas du bitume, si on ne va pas sur de la pleine terre, si on ne plante pas. Donc la ville sera une ville beaucoup plus végétale, plus respirable, plus apaisée aussi, avec moins de voitures."
Q: Au-delà de la bataille contre la voiture, comment comptez-vous lutter demain contre les pollutions atmosphérique et sonore ?
R: "Vous faites baisser le niveau des voitures, ce qu'on a réussi à faire parce qu'on est vraiment sur une baisse de circulation très importante, avec une baisse simultanée de la pollution atmosphérique mais aussi de la pollution sonore. On va continuer à diminuer la place de la voiture.
L'idée n'est pas d'interdire toutes les voitures, ou d'empêcher les voitures. Mais il y a d'autres façons de vivre sa mobilité et c'est mieux d'utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied".
Anne Hidalgo, candidate à sa succession à la mairie de Paris en mars, pose le 11 février 2020 à Paris
AFP
Q: Quid de la pollution visuelle ?
R: "C'est vrai qu'il y a encore de la publicité à Paris et des panneaux publicitaires, même si on a réduit considérablement le volume et que 50% de l'affichage de chacun de ces panneaux est dédié à de l'information pour les citoyens. Si je pouvais me passer de publicité, je le ferais volontiers mais je n'ai pas encore trouvé la solution magique pour effacer 40 millions d'euros de recettes du budget de la ville, à un moment où on a été très ponctionné par l'État. Ceux qui nous expliquent qu'ils peuvent faire la gratuité des transports, sans pour autant faire rentrer des recettes dans le budget de la ville, risquent de nous entraîner sur un terrain qui ne s'appelle pas le monde réel."
Q: En 2014, vous promettiez un Pass Navigo unique pour tous les modes de transport, des lignes 1 et 14 du métro qui circulent toute la nuit les vendredis et samedis... Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?
R: "Malheureusement la compétence transport n'est pas une compétence de la maire de Paris. (...) La région Île-de-France et sa présidente (Valérie Pécresse, Libres!, ndlr) n'a pas souhaité nous suivre. C'est ma grande frustration. Je prends ma part là-dedans aussi. Je n'ai pas réussi là-dessus, donc je le remets dans mon programme, parce que je ne lâche pas le morceau. Certaines lignes qui peuvent être automatisées facilement, il faut le faire".
Q: Hausse des cambriolages, des vols à la tire, des agressions... Les chiffres de la délinquance ne sont pas bons. Le Parlement n'a pas autorisé la création d'une police municipale à Paris. Que comptez-vous faire ?
R: "Le contexte municipal s'est invité dans ce débat. Je ne doute pas qu'après les élections municipales, il y aura une police municipale en bonne et due forme à Paris. Il faut arriver grosso modo à 5.000 agents."
Q: Pourquoi les Parisiennes et les Parisiens devraient-ils vous choisir ?
R: "Je pense avoir acquis dans ce mandat - qui n'était pas simple avec beaucoup d'épreuves extérieures - une expérience. J'ai fait preuve de ma détermination, y compris dans des moments de très, très grosse tempête. Je pense qu'on ne s'improvise pas maire de Paris, qu'il faut avoir une solidité et puis il faut avoir vraiment beaucoup de respect et beaucoup, beaucoup d'amour pour les Parisiennes et les Parisiens, et je pense que je suis cette personne. Par période de tempête, il vaut mieux prendre des capitaines de navire qui savent piloter."
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