Travail le 1er mai : « Je regrette » que Sébastien Lecornu « ait reculé sur ce point », déclare Claude Malhuret

Au micro de Public Sénat, le président du groupe Les Indépendants au Sénat, Claude Malhuret a exprimé son regret de voir le gouvernement refuser de convoquer une commission mixte paritaire sur le texte permettant d’autoriser le travail le 1er mai pour certaines professions.
Henri Clavier

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« Aujourd’hui, bien entendu, tous les Français souhaitent que les boulangers puissent ouvrir le 1er mai, que les fleuristes puissent vendre des fleurs le 1er mai », assure le président du groupe Les Indépendants au Sénat, Claude Malhuret, qui juge que le texte permettrait de « mettre fin à une situation d’un autre âge ». A l’occasion des Questions d’actualité au gouvernement, le ton est monté entre le gouvernement et la majorité sénatoriale après le refus de Sébastien Lecornu de renvoyer le texte, rejeté par l’Assemblée nationale mais adopté au Sénat, en commission mixte paritaire. L’idée est de permettre notamment aux boulangers, fleuristes, cinémas, théâtres ou commerces de bouches d’ouvrir, en payant double les salariés volontaires, quand un boulanger peut ouvrir aujourd’hui, mais sans faire travailler ses salariés. 

« Je regrette qu’il ait reculé sur ce point », déclare Claude Malhuret en évoquant le choix du premier ministre. Néanmoins, le sénateur de l’Allier ne baisse pas les bras et croit la possibilité de trouver rapidement une issue. « Si j’ai bien compris dans l’intervention du ministre du Travail, il s’est engagé à régler le problème dans l’année 2026 et non pas avec un an de retard en 2027. Donc maintenant, quelle que soit la façon dont ça s’est passé, je pense qu’il est urgent de surmonter les petites réticences çà et là, et de faire passer cette proposition », explique Claude Malhuret, favorable à une proposition qui se concentrerait uniquement sur les fleuristes et les artisans-boulangers. 

L’obstruction parlementaire en question 

Par ailleurs, le président de groupe impute également le choix de l’exécutif à l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. Plus précisément, le comportement dans l’hémicycle est mis en cause. « A partir du moment où il n’y a pas de majorité à l’Assemblée nationale et où, en plus de ça, vous avez un groupe, en l’occurrence LFI, la France insoumise, qui est là pour faire de l’obstruction, qui est là pour casser et pour casser non seulement l’Assemblée nationale, mais pour casser la démocratie », assène Claude Malhuret. « Il faut vivre avec cette situation », souffle le sénateur considérant que le gouvernement « est obligé de faire des compromis en permanence ».

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