Travailleurs détachés: Mélenchon est contre la directive
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et...

Travailleurs détachés: Mélenchon est contre la directive

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et rappelé son "opposition" au statut de travailleur détaché, voté par l'Europe, et qui entraîne selon lui "une situation de déséquilibre absolu".

"C'est une hypocrisie totale parce que les problèmes qui se posent sur les chantiers, c'est d'abord ceux du respect du code du travail, qui n'est pas fait, parce que le nombre des inspecteurs diminue sans cesse", a déclaré le candidat de La France insoumise à l'antenne d'Europe 1, interrogé sur cette "clause" imposée dans plusieurs régions, villes et départements français sur les chantiers où ces collectivités sont maîtres d'oeuvre.

"Ensuite, c'est le problème du statut des travailleurs détachés", a poursuivi M. Mélenchon, rappelant que "l'UMP ou le PS ont tous les deux voté l'application des directives" européennes. Du coup, "il est question de payer les travailleurs détachés comme les autres travailleurs, pour autant les cotisations sociales sont celles du pays d'origine", a-t-il poursuivi, évoquant "une situation de déséquilibre absolu".

M. Mélenchon en a profité pour répéter que ses propos tenus en juillet au Parlement européen, sur des travailleurs détachés qui "volent le pain" des Français, avaient été mal interprétés. "C'était entre guillemets", a-t-il expliqué.

"Si je suis président de la République, (la directive) ne sera pas appliquée en France", a-t-il assuré.

"On ne permettra plus aux travailleurs détachés de venir travailler en France et, entre guillemets +prendre la place des autres+", a-t-il insisté. "Parce que si on les fait venir, ce n'est pas parce qu'ils ont des capacités professionnelles supérieures à celles de leurs collègues de travail mais parce qu'ils coûtent moins cher".

Interrogé sur le problème économique que poserait l'immigration en France, M. Mélenchon a en outre rappelé que "les masses concernées sont résiduelles par rapport à la masse de ceux qui travaillent et à la masse du chômage".

"Ce qui serait un problème économique dans certaines régions, ce serait que les immigrés s'en aillent", a-t-il ajouté, constatant qu'"aujourd'hui, d'une manière générale, une personne enregistrée comme immigrée rapporte plus à la société qu'elle ne coûte".

"Ce qui n'est pas forcément très juste, vous en conviendrez", a-t-il commenté.

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le