Travailleurs détachés: Mélenchon est contre la directive
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et...

Travailleurs détachés: Mélenchon est contre la directive

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et...
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Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi "l'hypocrisie" de la "clause Molière", obligeant à parler français sur les chantiers, et rappelé son "opposition" au statut de travailleur détaché, voté par l'Europe, et qui entraîne selon lui "une situation de déséquilibre absolu".

"C'est une hypocrisie totale parce que les problèmes qui se posent sur les chantiers, c'est d'abord ceux du respect du code du travail, qui n'est pas fait, parce que le nombre des inspecteurs diminue sans cesse", a déclaré le candidat de La France insoumise à l'antenne d'Europe 1, interrogé sur cette "clause" imposée dans plusieurs régions, villes et départements français sur les chantiers où ces collectivités sont maîtres d'oeuvre.

"Ensuite, c'est le problème du statut des travailleurs détachés", a poursuivi M. Mélenchon, rappelant que "l'UMP ou le PS ont tous les deux voté l'application des directives" européennes. Du coup, "il est question de payer les travailleurs détachés comme les autres travailleurs, pour autant les cotisations sociales sont celles du pays d'origine", a-t-il poursuivi, évoquant "une situation de déséquilibre absolu".

M. Mélenchon en a profité pour répéter que ses propos tenus en juillet au Parlement européen, sur des travailleurs détachés qui "volent le pain" des Français, avaient été mal interprétés. "C'était entre guillemets", a-t-il expliqué.

"Si je suis président de la République, (la directive) ne sera pas appliquée en France", a-t-il assuré.

"On ne permettra plus aux travailleurs détachés de venir travailler en France et, entre guillemets +prendre la place des autres+", a-t-il insisté. "Parce que si on les fait venir, ce n'est pas parce qu'ils ont des capacités professionnelles supérieures à celles de leurs collègues de travail mais parce qu'ils coûtent moins cher".

Interrogé sur le problème économique que poserait l'immigration en France, M. Mélenchon a en outre rappelé que "les masses concernées sont résiduelles par rapport à la masse de ceux qui travaillent et à la masse du chômage".

"Ce qui serait un problème économique dans certaines régions, ce serait que les immigrés s'en aillent", a-t-il ajouté, constatant qu'"aujourd'hui, d'une manière générale, une personne enregistrée comme immigrée rapporte plus à la société qu'elle ne coûte".

"Ce qui n'est pas forcément très juste, vous en conviendrez", a-t-il commenté.

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