La question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés a donné lieu mardi à une passe d'armes entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Nicolas Dupont-Aignan.
"Du premier jour de mon élection, je supprimerai la directive travailleurs détachés, c'est inacceptable que des personnes viennent de Roumanie, de Pologne, d'Espagne et ne payent pas les charges sociales quand nos artisans nos indépendants les payent", a déclaré le président de Debout la France sur le plateau de BFMTV qui organise le premier débat présidentielle à 11 candidats.
Il a regretté qu'Emmanuel Macron soit "très clair, il veut maintenir" cette directive, alors interrompu par le candidat de La France insoumise montrant du doigt celle du Front national: "non, vous vous êtes abstenue, vous", a-t-il lancé et alors qu'elle secouait la tête: "vous vérifiez votre vote, vous vous êtes abstenue (...), je vous le dis".
Marine Le Pen sur le plateau de BFM TV et CNews, le 4 avril 2017 à La Plaine-Saint-Denis
POOL/AFP
Reprenant la parole après la fin de l'intervention de M. Dupont-Aignan, Mme Le Pen a répondu n'avoir "évidemment pas voté" ce texte au Parlement européen. "Je ne veux pas de cette directive détachement, même si on respecte la loi, je la trouve profondément injuste parce qu'elle crée une priorité étrangère à l'emploi", a-t-elle développé.
S'attirant à son tour la réplique de M. Mélenchon: "il fallait voter contre". "Je lui ai dit qu'elle s'était abstenue, elle en convient tout me va", a-t-il ironisé, invité à reprendre la parole. Mais, il a maintenu que cette directive allait "détruire notre droit social, je suis élu, plus de travailleurs détachés!".
A son tour, le candidat d'En Marche! a rappelé qu'"on oublie de dire à chaque fois qu'il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés. Donc vous irez leur expliquer les uns et les autres que dès demain c'est fini pour eux". Devant Mme Le Pen et M. Mélenchon hochant la tête, il a ajouté que "le problème c'est le travail détaché illégal". "Non", a réagi la candidate du Front national. "Jamais de la vie, non, M. Macron, c'est trop facile", a poursuivi celui de La France insoumise.
L'ancien ministre de l'Economie a tenté d'argumenter, s'attirant cette fois les foudres de Nicolas Dupont-Aignan. "Ca ne marche pas", a-t-il estimé tandis que M. Macron défendait sa loi permettant de "contrôler cela en mettant des cartes d'identité dans le BTP".
Alors que plus de 60 % des Français placent le problème du logement en tête de leurs préoccupations, Dialogue citoyen donne la parole à une habitante des Côtes-d’Armor frappée de plein fouet par la crise du logement.
Après une nuit de bombardements sur Kiev, Volodymyr Zelensky doit rencontrer Donald Trump ce dimanche 28 décembre en Floride pour finaliser un plan de paix. Un rapprochement qui pourrait infléchir la position de la Russie et accélérer la conclusion d’un cessez-le-feu.
Edouard Balladur élu en 1995, DSK en 2012, Alain Juppé en 2017… Et Jordan Bardella en 2027 ? Voici les résultats des élections présidentielles, si l’on était dans un monde parallèle. Celui des sondages, à 18 mois environ du scrutin. Car si les sondages peuvent donner la tendance du moment, ils ne sont pas des prédictions, l’histoire nous l’a monté. Mais parfois, ils ont aussi vu juste, très en amont…
Après un faible regain en novembre, le président de la République atteint à nouveau son plus faible niveau de confiance depuis 2017. Si la défiance touche l’ensemble de l’exécutif, Emmanuel Macron cristallise le désaveu tandis que sur la scène nationale, seul le RN est en progression.