Travailleurs du numérique : « C’est un sous-prolétariat » alerte Monique Lubin
La proposition de loi de la sénatrice socialiste Monique Lubin sur la protection des travailleurs du numérique (Deliveroo, Uber…) a été rejetée au Sénat hier. Mais ce n’est pas la fin du débat sur ce sujet. ​

Travailleurs du numérique : « C’est un sous-prolétariat » alerte Monique Lubin

La proposition de loi de la sénatrice socialiste Monique Lubin sur la protection des travailleurs du numérique (Deliveroo, Uber…) a été rejetée au Sénat hier. Mais ce n’est pas la fin du débat sur ce sujet. ​
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lutter contre « l’ubérisation du travail » et rétablir des droits sociaux aux travailleurs des géants des applications mobiles : c’était la volonté de Monique Lubin, qui présentait hier sa proposition de loi en séance publique. « C'est un sous-prolétariat et c'est un retour aux tâcheronnage qu'on a connu au début du 20 siècle » analyse la sénatrice.

« C'est bafouer toutes les règles sociales qui ont été mises en place pour protéger les salariés depuis le début du siècle dernier » poursuit-elle, dénonçant « la rentabilité qui se fait sur le dos des travailleurs ». Le texte proposait que les travailleurs aient un statut d’entrepreneur salarié ou soient des associés d'une coopérative d'activité, pour mieux les rémunérer et les protéger.

Mais la proposition a finalement été rejetée.  « Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit votée, je savais qu'elle ne le serait pas » déclare Monique Lubin. « Mais l'objectif c'est d'amener le débat au Parlement ».

Et c’est en effet un débat qui devrait se réinviter au Parlement : une mission d’information de la commission des affaires sociales s’intéresse à ce sujet, et le groupe communiste du Sénat a également déposé une proposition de loi pour la protection de ces travailleurs, qui devrait être examinée prochainement.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Travailleurs du numérique : « C’est un sous-prolétariat » alerte Monique Lubin
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le