Trottinettes en libre-service : « L’interdiction n’est pas la solution », selon Christophe Béchu
Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a désapprouvé fortement la consultation organisée par la ville de Paris sur l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale.

Trottinettes en libre-service : « L’interdiction n’est pas la solution », selon Christophe Béchu

Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a désapprouvé fortement la consultation organisée par la ville de Paris sur l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Pour ou contre les trottinettes en libre-service à Paris ? » C’est la question de la consultation qui était proposée ce dimanche à Paris, et à laquelle les électeurs ont répondu massivement « contre », à 89 %. Le scrutin, inédit sous sa forme, a peu mobilisé, avec 7,46 % de participation seulement. Il a cependant une valeur politique puisque la maire Anne Hidalgo s’était engagée à « appliquer » la décision des électeurs. Ce vote local fait en tout cas grincer des dents au gouvernement. Invité ce 3 avril d’Audition publique, l’émission politique de Public Sénat et LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live, Christophe Béchu « pense que l’interdiction n’est pas la solution ».

Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, y voit une « solution de facilité », et préconise d’encadrer ce mode de déplacement, qui s’est développé dans les grandes agglomérations. Ce proche d’Edouard Philippe ajoute que l’interdiction interviendrait « peu de temps » après les premiers encadrements, instaurés dans la loi d’orientation des mobilités, au début de l’année 2020. « Je suis surpris qu’on aille proposer une mesure d’interdiction à quelque chose qui me semble appartenir au panel des options de mobilité dont on a besoin pour diminuer la place de la voiture. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le