« Trumpisation », néologisme de Valls entré dans le dictionnaire suédois
Le Conseil de la langue en Suède a fait entrer mardi dans le dictionnaire "trumpisation", un néologisme qui semble emprunté au...

« Trumpisation », néologisme de Valls entré dans le dictionnaire suédois

Le Conseil de la langue en Suède a fait entrer mardi dans le dictionnaire "trumpisation", un néologisme qui semble emprunté au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Conseil de la langue en Suède a fait entrer mardi dans le dictionnaire "trumpisation", un néologisme qui semble emprunté au français et plus particulièrement à l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

"Trumpifiering" en suédois fait partie des 43 nouveaux mots ratifiés cette année par cette institution qui dépend du ministère de la Culture.

Définition: "modification du débat politique en faveur d'un style rhétorique où l'on s'exprime de manière à être remarqué sans tenir compte des conséquences ni des faits".

Le Conseil de la langue illustre ce mot par un article du quotidien Svenska Dagbladet en septembre, reprenant le terme créé par M. Valls dans un entretien avec le Journal du dimanche en juillet. "La réponse à l’État islamique ne peut pas être la 'trumpisation' des esprits", avait alors dit le chef du gouvernement.

Dans la liste annuelle des néologismes suédois, le français est parfois une source d'inspiration, comme avec "zlataner" en 2012, inventé par les Guignols de l'info et adopté par le pays de Zlatan Ibrahimovic.

Mais l'immense majorité des emprunts aux langues étrangères vient de l'anglais, comme par exemple cette année avec "fomo" ("fear of missing out"), la peur de manquer quelque chose en étant absent, ou "annonsblockare", transposition directe d'"ad blocker" (logiciel antipub).

Partager cet article

Dans la même thématique

« Trumpisation », néologisme de Valls entré dans le dictionnaire suédois
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

« Trumpisation », néologisme de Valls entré dans le dictionnaire suédois
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le