Turquie: Paris met en garde contre un possible référendum sur la peine de mort
La France a estimé lundi qu'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort en Turquie, auquel le président turc Recep...

Turquie: Paris met en garde contre un possible référendum sur la peine de mort

La France a estimé lundi qu'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort en Turquie, auquel le président turc Recep...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La France a estimé lundi qu'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort en Turquie, auquel le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit prêt, serait une "rupture" avec "les valeurs" européennes.

Au lendemain d'une consultation populaire remportée par le président turc sur un renforcement de ses pouvoirs, la présidence française estime dans un communiqué que "l’organisation d’un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec (les) valeurs et (les) engagements" pris par la Turquie "dans le cadre du Conseil de l’Europe".

Paris "prend acte des chiffres annoncés" après le referendum de dimanche -- et "des contestations émises" -- tout en relevant que ces chiffres "montrent qu’en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées".

"Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du Conseil de l’Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale", indique la présidence française.

Le président turc a remporté une victoire contestée par l'opposition dimanche sur une réforme constitutionnelle, à une courte majorité de 51,4%.

Dans la soirée, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, celui-ci sur le rétablissement de la peine de mort, une ligne rouge pour Bruxelles.

Si l'opposition soutient le rétablissement de la peine capitale, "alors j'approuverai" cette mesure, a-t-il affirmé, si elle ne le soutient pas, "alors nous organiserons un nouveau référendum".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

Turquie: Paris met en garde contre un possible référendum sur la peine de mort
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le