Tweet : le début de mea culpa de Gérald Darmanin devant les sénateurs
Son tweet avait provoqué la colère des sénateurs et la suspension de l’examen du budget durant le week-end. Gérald Darmanin était donc attendu à la Haute assemblée. « Il est vrai qu’au lieu de faire des tweets, il vaut mieux dire en face les choses » a-t-il reconnu lors des questions d’actualité.  

Tweet : le début de mea culpa de Gérald Darmanin devant les sénateurs

Son tweet avait provoqué la colère des sénateurs et la suspension de l’examen du budget durant le week-end. Gérald Darmanin était donc attendu à la Haute assemblée. « Il est vrai qu’au lieu de faire des tweets, il vaut mieux dire en face les choses » a-t-il reconnu lors des questions d’actualité.  
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Sa présence aux questions d’actualité du Sénat avait été exigée, lundi, en conférence des présidents (voir notre article). Le ministre des Comptes Publics était donc bien dans l’hémicycle, ce mardi.

La raison de la crise entre la Haute assemblée et Gérald Darmanin ? Un tweet envoyé depuis Tourcoing par le ministre alors que les sénateurs venaient de voter à l’unanimité un amendement au projet de loi de finances. Cette proposition revenait sur la fiscalisation des indemnités des maires mise en place par le prélèvement à la source (voir notre article).

Le ministre accusé de verser dans « le populisme », les sénateurs avaient suspendu leurs travaux en attendant que Gérald Darmanin retire son tweet. Chose qu’il n’a pas faite.

Fiscalité des maires: Jérôme Bascher interroge Gérald Darmanin sur son tweet
01:59

Lors des questions d’actualités au gouvernement du Sénat, ce mardi, interrogé par le sénateur LR, Jérôme Bascher, le ministre des comptes publics a fait un mea culpa, en tout cas sur la forme de son intervention de vendredi. « Il est vrai qu’au lieu de faire des tweets, il vaut mieux dire en face les choses » (…) Sans doute aurais-je dû être à ma place au banc » a-t-il reconnu.

Sur le fond, les sénateurs ont décidé hier que cet amendement réécrit et soumis à une nouvelle délibération cette semaine.

« Il y a-t-il un problème de rémunération, notamment de fiscalité, des maires des petites communes ? La réponse est oui. Est-ce que cet amendement correspondait à l’exposé des motifs que vous avez présenté ? L’honnêteté nous pousse à dire que la réponse est non (…) il ne nous paraissait pas raisonnable que les présidents de régions, les présidents de départements et les maires de grandes villes bénéficient des mêmes avantages fiscaux que des maires des communes les plus petites » a détaillé Gérald Darmanin tout annonçant que le gouvernement donnerait un avis favorable à cet amendement, lors d’une seconde délibération prévue en fin de semaine.

 

 

 

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