Le président français Emmanuel Macron a dénoncé jeudi la "lèpre qui monte" en Europe, "le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent" et ceux qui "trahissent même l'asile", tout en revendiquant de ne pouvoir "accueillir tout le monde".
Dans un discours enflammé, à quelques jours d'un sommet européen crucial sur la gestion des migrants, le chef de l'Etat s'est aussi emporté contre "les donneurs de leçons" qui "m'expliquent qu'il faut accueillir tout le monde" sans voir "les fractures de la société française".
Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini à Rome, le 20 juin 2018
AFP
"Si Macron cessait d'insulter et pratiquait concrètement la générosité qui emplit sa bouche, en accueillant les milliers d'immigrants que l'Italie a accueillis ces dernières années, ce serait mieux pour tout le monde", a déclaré jeudi, lors d'une visite à Terni (centre), le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini qui était interrogé sur les tensions avec la France, selon l'agence de presse italienne AGI.
"Nous sommes peut-être des lépreux populistes, a-t-il ajouté, mais je tire les leçons de ceux qui ouvrent leurs propres ports. Accueillez des milliers de migrants et ensuite on pourra parler".
Emmanuel Macron a défendu en Bretagne sa politique migratoire médiane "dont nous n'avons pas à rougir" (mieux intégrer ceux qui obtiennent l'asile mais expulser systématiquement les autres, NDLR), "un chemin qui est toujours plus difficultueux car personne n'est jamais content, mais plus responsable que celui qui joue avec les peurs".
"Je vous demande de ne rien céder, dans ces temps troublés que nous vivons, de votre amour pour l'Europe", a-t-il lancé en Bretagne (ouest), une région très attachée à l'Europe, dans une envolée qui sonnait comme une profession de foi à un an des élections européennes de 2019.
"Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c'était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons", s'est-il indigné.
"Je le dis à tous les donneurs de leçons. Allez m'expliquer qu'il faut accueillir tout le monde. Mais regardez la société française et ses fractures! Regardez ce que nous faisons aussi, et nous n'avons pas en rougir". "Je veux que la France et la cohésion nationale se tiennent, que nos classes moyennes trouvent leur place! Et en même temps être à la hauteur de notre tradition d’accueil et en particulier de l'asile, ce qui ne veut pas dire tout et n'importe quoi", a-t-il poursuivi.
Le froid hivernal qui règne dans la capitale, depuis fin décembre, est désormais partie prenante de la campagne entre les candidats parisiens. Les prétendants à l’Hôtel de Ville n’hésitent pas à s’alpaguer à l’envi sur les réseaux sociaux, et à faire valoir leurs idées pour pallier les lacunes en termes d’hébergement d’urgence.
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Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.