Ukraine : Gérard Larcher demande à la Croix-Rouge d’être présente « sur les terrains de combat »
Le président du Sénat recevait, ce jeudi, une délégation de parlementaires ukrainiens. Il s’est engagé à demander au président de la Croix-Rouge internationale la présence de l’organisation « sur les terrains de combat » en Ukraine.

Ukraine : Gérard Larcher demande à la Croix-Rouge d’être présente « sur les terrains de combat »

Le président du Sénat recevait, ce jeudi, une délégation de parlementaires ukrainiens. Il s’est engagé à demander au président de la Croix-Rouge internationale la présence de l’organisation « sur les terrains de combat » en Ukraine.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Au-delà de l’hommage tristement habituel désormais au courage du peuple et des parlementaires ukrainiens, le président du Sénat indique avoir « abordé des questions concrètes avec la délégation de parlementaires ukrainiens, reçue à la Haute assemblée, ce jeudi lors d’une réunion de près d’une heure et demie.

Un sujet a particulièrement « interpellé » Gérard Larcher, « c’est le besoin d’une présence de la Croix-Rouge internationale sur les terrains de combats ». « La Croix-Rouge est présente pour les réfugiés, elle est présente aux frontières, elle est présente par une délégation nationale en Ukraine, mais ils ont besoin de la présence de la Croix-Rouge sur les terrains de combat », a-t-il ajouté précisant qu’il en ferait directement la demande, « au nom du Sénat », au président de la Croix-Rouge internationale.

« Coopération décentralisée » pour une aide jusqu’à l’intérieur de l’Ukraine

Parmi les autres points abordés, Gérard Larcher a cité la « proposition de la partie ukrainienne » que tous les membres du Conseil de sécurité (de l’ONU), dont la France, puissent garantir avec la Turquie, Israël, l’Allemagne et la Pologne, « la sécurité future de l’Ukraine ».

Un autre engagement pris avec la présidente du groupe d’amitié France-Ukraine, la sénatrice Nadia Sollogoub (centriste), porte sur « une coopération décentralisée, un soutien aux réfugiés, afin qu’une aide « parvienne jusqu’aux gens qui en ont le plus besoin à l’intérieur de l’Ukraine », a souligné le président de la chambre haute.

Gérard Larcher indique également qu’au cours de cet entretien une députée ukrainienne a appris que son mari avait perdu la vie au combat.

Témoignage du maire de Melitopol enlevé par les Russes

La délégation était composée de quatre députés du Parlement ukrainien, Maria Mezentseva, Olena Khomenko, Alona Shkrum et Lesia Vasylenko, ainsi que du maire de Melitopol Ivan Fedorov. Ce dernier a été enlevé et détenu par les Russes, lors des premiers jours de l’invasion. (voir notre article)

Sa libération s’est faite au prix de celle de neuf militaires russes par les autorités ukrainiennes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait appelé son homologue français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz à aider à le faire libérer.

Ivan Fedorov a affirmé avoir appris jeudi, alors qu’il était à Paris, que des soldats russes se rendaient au domicile des enseignants de Melitopol pour les forcer à adopter les programmes scolaires russes. Il a appelé les Français à se méfier de la propagande russe.

Alvona Shkrum, a rappelé « qu’il était très difficile de fournir l’aide humanitaire aux villes occupées » et de mettre en place un couloir humanitaire pour évacuer de Marioupol ». La députée ukrainienne du groupe politique « Patrie » a indiqué ne pas reconnaître cette ville et a appelé la France « à être le leader pour établir les couloirs humanitaires.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Ukraine : Gérard Larcher demande à la Croix-Rouge d’être présente « sur les terrains de combat »
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le