Lors de la séance de questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a appelé la France à suivre l’exemple allemand et à fournir des armements lourds à Kiev, afin de faire définitivement basculer le conflit en faveur de l’Ukraine. La possibilité d’une livraison de chars Leclerc est toujours à l’étude, lui a répondu Élisabeth Borne.
Guerre en Ukraine : « Par définition, la victoire nécessite une escalade », avertit Claude Malhuret
Lors de la séance de questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a appelé la France à suivre l’exemple allemand et à fournir des armements lourds à Kiev, afin de faire définitivement basculer le conflit en faveur de l’Ukraine. La possibilité d’une livraison de chars Leclerc est toujours à l’étude, lui a répondu Élisabeth Borne.
Par Public Sénat
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L’Allemagne va fournir à l’Ukraine des chars lourd Leopard 2. La décision, tombée ce mercredi matin, met fin à des semaines de négociations, Kiev réclamant de longue date la livraison de ce type de matériel, susceptible de lui donner l’avantage sur le terrain face à la Russie. Réagissant à cette annonce, le sénateur Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendant, a voulu interpeller la Première ministre Élisabeth Borne, mercredi après-midi lors de la séance de questions au gouvernement, appelant le gouvernement français à suivre l’exemple allemand et à monter en puissance dans la fourniture d’armes, afin d’accélérer la résolution d’un conflit qui fait rage depuis onze mois.
« Poutine ne peut plus être l’excuse de nos indécisions »
« Les Européens ont échoué il y a quelques jours à s’accorder sur la livraison de chars lourds, une immense déception qui a cédé la place, aujourd’hui, à un immense soulagement : l’accord des Allemands, pressés par l’Europe du Nord et l’Europe de l’Est, pour livrer les Leopard 2 », a salué le sénateur de l’Allier. « On ne peut dire aux Ukrainiens qu’on les soutiendra jusqu’à la victoire finale et dire que l’on ne veut pas d’escalade car, par définition, la victoire nécessite une escalade », a relevé Claude Malhuret. « Depuis un an, nous laissons à Poutine le monopole de l’escalade, c’est lui qui fixe les lignes rouges, et nous qui craignons de les franchir », a-t-il déploré. « Poutine ne peut plus être l’excuse de nos indécisions. »
« La France va-t-elle fournir les armements capables de changer l’issue de la guerre, les chars et une défense sol-air efficace ? », a lancé ce proche d’Édouard Philippe à Élisabeth Borne. « Le gouvernement français compte-t-il se joindre à nos alliés et livrer l’armement lourd indispensable ? Quand compte-t-il le faire ? Chaque jour de retard est un jour de deuil en Ukraine », a-t-il encore martelé. « Si le coup du soutien à la guerre en Ukraine est élevé, le coup de ne pas chasser la Russie le serait bien plus », a-t-il encore relevé.
« Rien n’est exclu »
Tout en « saluant » la décision de l’Allemagne, Élisabeth Borne a rappelé le souci de la France de ne pas être à l’origine d’une nouvelle escalade entre Kiev et Moscou : « Personne n’y aurait à gagner et surtout pas l’Ukraine », avertit la cheffe du gouvernement. Toutefois, « rien n’est exclu et la France reste mobilisée pour soutenir l’Ukraine dans la durée. » Raison pour laquelle la livraison de chars Leclerc à l’Ukraine reste une option : « S’agissant des chars Leclerc nous poursuivons l’analyse avec le ministre des armées. La question de l’aide à l’Ukraine ne se limite pas à tel ou tel équipement. Chaque pays dispose de domaines d’excellence, comme la défense aérienne et l’artillerie pour la France. Il est important de bien nous coordonner », a expliqué la Première ministre.Le Sénat examinera le 7 février prochain une proposition de résolution sur l’Ukraine portée par Claude Malhuret. Ce texte vise à réaffirmer le soutien du Sénat français à l’Ukraine, condamnant l’agression menée par la Russie, mais appelant également à un renforcement de l’aide fournie à Kiev.
Le Sénat examinera le 7 février prochain une proposition de résolution sur l’Ukraine portée par Claude Malhuret. Ce texte vise à réaffirmer le soutien du Sénat français à l’Ukraine, condamnant l’agression menée par la Russie, mais appelle également à un renforcement de l’aide fournie à Kiev.
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