Un accord sur le Brexit est « à portée de main mais il n’est pas garanti » indique Jean-Baptiste Lemoyne
Alors qu’un conseil européen se tient aujourd’hui et que la sortie officielle du Royaume-Uni est prévue dans les prochains jours, la possibilité d’un Brexit sans accord est toujours possible, et inquiète l’Union européenne.

Un accord sur le Brexit est « à portée de main mais il n’est pas garanti » indique Jean-Baptiste Lemoyne

Alors qu’un conseil européen se tient aujourd’hui et que la sortie officielle du Royaume-Uni est prévue dans les prochains jours, la possibilité d’un Brexit sans accord est toujours possible, et inquiète l’Union européenne.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On espère un accord. Il est à portée de main mais il n'est pas garanti. Avec tout ce qui s'est passé ces derniers mois, je me garderai bien d'avoir un jugement définitif » déclare le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Une position qui met en lumière le flou qui plane encore autour de la sortie britannique.

Mais le secrétaire d’Etat se veut rassurant sur la position française : « Nous les Français, on est prêt à tous les scenarii. […] Nous avons pris toutes les dispositions pour faire face éventuellement à un Brexit sans accord. » Il insiste sur la priorité de garder des liens de proximité économique avec l’un des plus gros partenaires commerciaux de la France, malgré une situation qui s’annonce onéreuse pour tous les acteurs : « On doit préparer un cadre et une relation future [...] qui permette la proximité la plus grande possible en matière économique » déclare-t-il. Selon un rapport du Sénat, le Brexit coûterait près de 7,7 milliards d’euros par an à la France.

Autre axe délicat des négociations : la situation avec l’Irlande. Le Brexit pourrait conduire à la mise en place d’une frontière physique entre l’Irlande du nord, territoire britannique, et la République d’Irlande. Une situation à éviter absolument pour Jean-Baptiste Lemoyne : « Ce qui est très important, c'est qu'en Irlande, ne renaisse pas une frontière. Je crois qu'il y a une prise de conscience de tout le monde ».

Si les négociations suivent leur cours, le secrétaire d’Etat reste cependant sceptique sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, avec ou sans accord : « De façon générale il faut se dire les choses : le Brexit c'est perdant-perdant. Pour l'Europe et plus encore pour le Royaume-Uni. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Un accord sur le Brexit est « à portée de main mais il n’est pas garanti » indique Jean-Baptiste Lemoyne
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le