Un an de Macron : c’est une « vraie logique jupitérienne » fustige Pascal Pavageau
Sur le bilan des un an d’Emmanuel Macron à la présidence, Pascal Pavageau, secrétaire général de Force Ouvrière (FO) est très critique. Il dénonce l’attitude unilatérale du gouvernement.

Un an de Macron : c’est une « vraie logique jupitérienne » fustige Pascal Pavageau

Sur le bilan des un an d’Emmanuel Macron à la présidence, Pascal Pavageau, secrétaire général de Force Ouvrière (FO) est très critique. Il dénonce l’attitude unilatérale du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Concernant le bilan d’Emmanuel Macron, peut-on parler d’échec du syndicalisme ? « Je pense qu’on s’est tous fait entendre. Le problème à un moment donné, c’est que pour être entendu, il faut être deux, et il faut que votre interlocuteur enlève ses mains de ses oreilles » réplique Pascal Pavageau, secrétaire général de Force ouvrière (FO).

Pour illustrer le manque de dialogue du gouvernement, le syndicaliste cite le journaliste Mickaël Darmon, évoquant Emmanuel Macron : « On a eu un candidat 2.0, on a un Président un point c’est tout ! ». « C’est une très bonne formule. On a vraiment une logique qui est de dire, depuis que le Président Emmanuel Macron est élu, c’est je pense donc tu suis, je suis tout seul, je décide tout seul. C’est une vraie logique effectivement jupitérienne. Mais quand on habite Jupiter, on est éloigné de la réalité du terrain, de celles et ceux qui sont très terre à terre et qui, tous les jours, subissent un certain nombre de difficultés » commente-t-il.  

« Vous ne pouvez pas avoir une politique, soit disant pour les cinq, dix premiers de cordés (…) Nous sommes dans une République, nous avons besoin, pour les 90 autres pourcents, d’un modèle social, de la répartition, de la solidarité, et des droits collectifs qui nous permettent tous ensemble de pouvoir avancer, sans laisser personne sur le chemin » conclut Pascal Pavageau.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le