Un an de Macron vu par la presse: un président “de droite”, réformiste “à la hussarde”

Un an de Macron vu par la presse: un président “de droite”, réformiste “à la hussarde”

Un "président bien de droite", à la conception "verticale" du pouvoir et conduisant les réformes "à la hussarde": les journaux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Un "président bien de droite", à la conception "verticale" du pouvoir et conduisant les réformes "à la hussarde": les journaux dressent lundi le bilan d'un an de présidence Macron.

"Un an de Macron. La droite a enfin son président", titre Libération qui rappelle que le candidat se disait "ni de droite ni de gauche" mais estime que le président est "bien de droite".

"Emmanuel Macron, qui a pulvérisé il y a un an le paysage politique en se présentant comme le candidat du +en même temps+, est aujourd’hui un président perçu comme le président rêvé de… la droite", commente Paul Quinio. "Sans inflexion à gauche, sans signe donné à cet électorat populaire qui doute des effets de sa politique sur son pouvoir d’achat, le chef de l’Etat se verra reprocher de ne pas tenir sa promesse du +en même temps+", ajoute l'éditorialiste de Libé.

"Dire que certains, il y a un an, l’imaginaient en créature de François Hollande !", ironise Bruno Dive dans Sud-Ouest. "Douze mois jour pour jour après l’élection d’Emmanuel Macron, il faut pourtant bien faire ce constat: le président quadragénaire n’est pas socialiste. Il s’est même beaucoup éloigné de ses anciens amis politiques. Les sympathisants de droite ne s’y sont d’ailleurs pas trompés qui aujourd’hui le plébiscitent assez largement, y compris beaucoup de ceux qui n’avaient pas voté pour lui."

- "Amortisseurs" -

Pour Laurent Bodin de L'Alsace, "Emmanuel Macron avait promis de bousculer les us et coutumes de la société. Il a tenu parole et le programme de la deuxième année d’exercice du pouvoir s’annonce sur le même tempo. Le hic est que la politique économique menée apparaît clairement plus libérale et de droite que ce qu’en attendaient les Français".

Dans sa chronique des Echos, Cécile Cornudet retient surtout de la première année d'Emmanuel Macron à l'Elysée que "malgré les crispations qu’elle engendre, l’action est son point fort".

Pour Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d'Alsace, "savoir si le nouveau locataire de l’Élysée est de droite ou de gauche – la seconde hypothèse ne saute pas immédiatement aux yeux – est même accessoire. Tout n’est qu’une affaire de contrôle. Et de mouvement". "L’an I d’Emmanuel Macron, c’est avant tout cela, un geste, un exercice du pouvoir vertical", ajoute l'éditorialiste.

Il reste que les crispations existent. "Pourquoi tant de grognons et de sceptiques?", se demande Jean-Louis Hervois dans La Charente libre. "La réforme à la hussarde a des avantages et quelques inconvénients. Elle laisse sur le bord de la route un nombre grandissant d’entre nous, sans repères dans un monde bouleversé, prêts à rejeter le modèle qu’on leur propose. Pour aller plus loin, il faudra des amortisseurs."

Dans la même thématique

France New Parliament
7min

Politique

Cafouillages à l’Assemblée nationale pour l’attribution des postes clés

Les députés procèdent ce vendredi à la nomination des membres du « Bureau » de l’Assemblée nationale, la plus haute autorité au Palais Bourbon. Un premier tour du scrutin visant à faire élire six vice-présidents a été annulé à cause du trop grand nombre de bulletins de vote recueillis au moment du dépouillement.

Le

Ursula Von Der Leyen Elected President of the European Commission for the Second Time, Strasbourg, Gallia – 18 Jul 2024
7min

Politique

Qu’est-ce que le « commissaire à la Méditerranée » qu’Ursula von der Leyen propose ?

Ursula von der Leyen vient d’être confortée par les députés européens pour un second mandat à la tête de la Commission. Dans son programme pour les 5 ans à venir, elle s'est engagée à créer un portefeuille de commissaire, séparé, dédié à la Méditerranée. Un premier pas timide pour renforcer les liens fragiles et distendus entre l’Union européenne et les pays de cette région

Le

Paris: Yael Braun-Pivet reelected National Assembly presiden
6min

Politique

Yaël Braun-Pivet réélue au perchoir : « Il faut que tout change pour que rien ne change », observent les sénateurs

Malgré un revers électoral aux dernières législatives, la candidate de la majorité sortante, Yaël Braun-Pivet a été réélue à la présidence de l’Assemblée nationale. Au Sénat, la gauche évoque « un hold-up démocratique ». Chez les LR et les centristes, c’est le soulagement de ne pas voir un membre du Nouveau Front Populaire qui domine.

Le