Un cabinet Philippe très masculin, une dizaine de conseillers communs avec l’Elysée
Le cabinet d'Edouard Philippe à Matignon, très largement masculin, comprend 47 membres, dont "une dizaine" sont communs avec...

Un cabinet Philippe très masculin, une dizaine de conseillers communs avec l’Elysée

Le cabinet d'Edouard Philippe à Matignon, très largement masculin, comprend 47 membres, dont "une dizaine" sont communs avec...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le cabinet d'Edouard Philippe à Matignon, très largement masculin, comprend 47 membres, dont "une dizaine" sont communs avec celui d'Emmanuel Macron à l'Elysée, après une série de nominations parue mardi au Journal Officiel.

La présence de conseillers communs Elysée-Matignon est l'une des innovations du début de quinquennat Macron concernant les cabinets ministériels.

Outre une certaine limitation du nombre de conseillers, elle doit permettre de faciliter la coordination Elysée-Matignon, tandem toujours délicat sous la Ve République.

De facto, elle permettra aussi à Emmanuel Macron et à l'Elysée d'avoir une présence directe dans le cabinet du Premier ministre, ce qui n'était pas le cas lors du quinquennat Hollande.

"Une dizaine" de conseillers ont la double casquette, selon Matignon. Parmi eux figurent par exemple Cédric O, ancien trésorier lors de la campagne d'Emmanuel Macron, ou encore Diane Simiu, ancienne du WWF et du ministère de l'Ecologie chargée de l'écologie, selon la liste publiée au JO.

Le cabinet d'Edouard Philippe est notablement très masculin: on y décompte 34 hommes, dont le directeur de cabinet Benoît Ribadeau-Dumas et le directeur adjoint Thomas Fatome, pour seulement 13 femmes. Six des sept "chefs de pôle", conseillers plus importants, sont également des hommes.

Loin de la parité respectée au niveau gouvernemental, le déséquilibre hommes-femmes avait déjà été pointé ces derniers jours dans plusieurs autres cabinets ministériels.

Le nombre important de conseillers à Matignon contraste avec les limitations très importantes fixées pour les autres cabinets gouvernementaux.

A la suite de la formation du gouvernement, l'exécutif avait en effet pris des mesures drastiques pour limiter la taille des cabinets ministériels. Le nombre de conseillers ne peut ainsi pas excéder 10 pour un ministre, 8 pour un ministre délégué et 5 pour un secrétaire d'Etat.

En outre, pour mettre un terme à l'emploi de chargés de mission qui travaillaient au cabinet sans que leur nomination soit publique, l'exécutif s'était engagé à ce que les noms de tous les conseillers ministériels soient publiés au Journal officiel, limitant de facto encore plus strictement la taille des cabinets.

Auparavant, de nombreux conseillers gouvernementaux travaillaient en cabinet sans apparaître officiellement au JO.

Le nombre de conseillers à Matignon sous Edouard Philippe apparaît donc plus élevé qu'à l'époque de Manuel Valls ou de Jean-Marc Ayrault, mais en pratique le nombre de conseillers est similaire, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le