Un cadre du PS blessé par un député REM, la PJ saisie
La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab,...

Un cadre du PS blessé par un député REM, la PJ saisie

La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab,...
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La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab, contre un cadre du PS, Boris Faure, qui était toujours hospitalisé jeudi soir.

Selon Gabriel Richard-Molard, un proche de M. Faure, celui-ci "s'est réveillé cet après-midi" et "a pu manger". "Il est en observation", a-t-il dit.

Plus tôt dans la journée, la famille de M. Faure avait indiqué qu'il avait dû "être opéré en urgence" après son admission à l'hôpital, et qu'il se trouvait en "soins intensifs".

Une enquête pour "violences aggravées" a été ouverte mercredi soir par le parquet de Paris.

Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé les faits, l'altercation s'est produite mercredi après-midi rue Broca à Paris. Selon un témoin interrogé par le journal, le député de la neuvième circonscription des Français de l'étranger a "assén(é) un coup de casque très violent puis un deuxième" à M. Faure, qui est tombé "par terre, en sang".

Un autre témoin affirme avoir entendu M. Faure dire "sale Arabe" au député.

Le Parti socialiste et La République en Marche ont "condamné" les "actes de violence" commis par M. El Guerrab contre le premier secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger.

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette agression", a écrit le PS dans un communiqué.

"La République en marche condamne les actes de violence commis à l'encontre de Boris Faure (...) Si les circonstances de cette altercation doivent encore être précisées, aucun comportement ne saurait justifier des actes de violence", lui a fait écho la REM.

"Aucun acte de violence n'est tolérable dans notre vie démocratique et notre État de droit", a tweeté Richard Ferrand, président du groupe REM à l'Assemblée, souhaitant un "prompt rétablissement à Boris Faure".

Le candidat LR dans la circonscription, Erwan Davoux, a demandé la démission de M. El Guerrab de son mandat.

Contacté par l'AFP, M'jid El Guerrab a reconnu un geste violent, tout en affirmant avoir réagi à des "insultes racistes" et à une "agression physique".

"Je m'excuse pour la violence du geste. Et d'ailleurs, je condamne toute forme de violence car en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n'est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d'avoir cédé à la provocation", a-t-il dit.

"Je n'ai jamais agressé de mon propre fait M. Faure. Je me suis défendu après qu'il m'a attrapé le poignet, pour qu'il le lâche. La seule chose que je tenais était mon casque de moto", a-t-il précisé.

Le député a indiqué s'être vu prescrire six jours d'ITT (Incapacité totale de travail) et annoncé son intention de "porter plainte pour agression".

Les deux hommes nourrissent un contentieux depuis les élections législatives. M'jid El Guerrab (ex-PS) a remporté la 9e circonscription des Français de l'étranger face, notamment, au socialiste Didier Le Bret.

Dans un texte publié sur les blogs de Mediapart, M. Faure accusait en mai M. El Guerrab d'avoir rejoint En Marche par "opportunisme", après avoir vu qu'il ne pourrait remporter la primaire locale face à M. Le Bret. Pour M. El Guerrab, cette primaire était une "mascarade" dont le résultat était écrit d'avance.

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