Un cadre du PS blessé par un député REM, la PJ saisie
La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab,...

Un cadre du PS blessé par un député REM, la PJ saisie

La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La policière judiciaire a été saisie jeudi à la suite des actes de violence commis mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab, contre un cadre du PS, Boris Faure, qui était toujours hospitalisé jeudi soir.

Selon Gabriel Richard-Molard, un proche de M. Faure, celui-ci "s'est réveillé cet après-midi" et "a pu manger". "Il est en observation", a-t-il dit.

Plus tôt dans la journée, la famille de M. Faure avait indiqué qu'il avait dû "être opéré en urgence" après son admission à l'hôpital, et qu'il se trouvait en "soins intensifs".

Une enquête pour "violences aggravées" a été ouverte mercredi soir par le parquet de Paris.

Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé les faits, l'altercation s'est produite mercredi après-midi rue Broca à Paris. Selon un témoin interrogé par le journal, le député de la neuvième circonscription des Français de l'étranger a "assén(é) un coup de casque très violent puis un deuxième" à M. Faure, qui est tombé "par terre, en sang".

Un autre témoin affirme avoir entendu M. Faure dire "sale Arabe" au député.

Le Parti socialiste et La République en Marche ont "condamné" les "actes de violence" commis par M. El Guerrab contre le premier secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger.

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette agression", a écrit le PS dans un communiqué.

"La République en marche condamne les actes de violence commis à l'encontre de Boris Faure (...) Si les circonstances de cette altercation doivent encore être précisées, aucun comportement ne saurait justifier des actes de violence", lui a fait écho la REM.

"Aucun acte de violence n'est tolérable dans notre vie démocratique et notre État de droit", a tweeté Richard Ferrand, président du groupe REM à l'Assemblée, souhaitant un "prompt rétablissement à Boris Faure".

Le candidat LR dans la circonscription, Erwan Davoux, a demandé la démission de M. El Guerrab de son mandat.

Contacté par l'AFP, M'jid El Guerrab a reconnu un geste violent, tout en affirmant avoir réagi à des "insultes racistes" et à une "agression physique".

"Je m'excuse pour la violence du geste. Et d'ailleurs, je condamne toute forme de violence car en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n'est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d'avoir cédé à la provocation", a-t-il dit.

"Je n'ai jamais agressé de mon propre fait M. Faure. Je me suis défendu après qu'il m'a attrapé le poignet, pour qu'il le lâche. La seule chose que je tenais était mon casque de moto", a-t-il précisé.

Le député a indiqué s'être vu prescrire six jours d'ITT (Incapacité totale de travail) et annoncé son intention de "porter plainte pour agression".

Les deux hommes nourrissent un contentieux depuis les élections législatives. M'jid El Guerrab (ex-PS) a remporté la 9e circonscription des Français de l'étranger face, notamment, au socialiste Didier Le Bret.

Dans un texte publié sur les blogs de Mediapart, M. Faure accusait en mai M. El Guerrab d'avoir rejoint En Marche par "opportunisme", après avoir vu qu'il ne pourrait remporter la primaire locale face à M. Le Bret. Pour M. El Guerrab, cette primaire était une "mascarade" dont le résultat était écrit d'avance.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le