Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Selon le Parisien, un certain Robin C., enregistré à l’Assemblée nationale sous le pseudo de Robin Michel, fait partie des suspects interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque. Le quotidien révèle également que Robin C. « est connu du renseignement territorial pour son appartenance à la mouvance contestataire liée à l’ultragauche […] fiché S, considéré comme un individu pouvant commettre des exactions politiques violentes et dangereuses pour la sécurité nationale ». Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI a, lui, été interpellé mardi soir.

« C’est particulièrement choquant » a réagi au micro de Public Sénat, le président du groupe les Indépendants République et Territoire, Claude Malhuret. « Les parlementaires sont là pour faire la loi, pour donner l’exemple, et des gens comme Raphaël Arnault sont les premiers à essayer de violer la loi ».

Le sénateur estime que « des collaborateurs engagés en dehors de toute forme réglementaire et par des mensonges sur leur état civil, c’est inacceptable ».

Claude Malhuret écarte toute forme de récupération politique dans les attaques qui visent la France Insoumise, ces derniers jours. « Il s’agit d’un certain nombre de nervis qui ont exécuté les volontés d’un groupe violent directement lié avec un groupe politique à l’Assemblée. Aujourd’hui, ce groupe politique en paye le prix et c’est bien normal. Ce n’est pas une exploitation politicienne. La gauche devrait faire aujourd’hui son examen de conscience. Les élections municipales valent bien une messe mais ce sera une messe noire ».

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le