Un débat présidentiel difficile à maitriser, admettent ses deux animateurs
Critiqués sur les réseaux sociaux, les animateurs du débat de l'entre-deux-tours, Christophe Jakubyszyn (TF1) et Nathalie Saint...

Un débat présidentiel difficile à maitriser, admettent ses deux animateurs

Critiqués sur les réseaux sociaux, les animateurs du débat de l'entre-deux-tours, Christophe Jakubyszyn (TF1) et Nathalie Saint...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Critiqués sur les réseaux sociaux, les animateurs du débat de l'entre-deux-tours, Christophe Jakubyszyn (TF1) et Nathalie Saint-Cricq (France 2), ont pointé la difficulté de l'exercice, l'un disant avoir eu "du mal à reprendre la main" tandis que l'autre évoquait "un débat contraint".

"Vous êtes deux dompteurs, et vous entrez dans la cage aux lions", a confié à l'AFP Christophe Jakubyszyn, chef du service politique de TF1. "Cette émission, c'était la leur, ce n'était pas une émission politique mais un duel. On n'était là que pour accompagner ce duel et essayer de le dompter".

Des commentateurs et des internautes ont reproché aux journalistes de ne pas reprendre les candidats sur leurs erreurs factuelles, ou de poser des questions trop vagues.

"On n'est pas idiots, mais on n'avait pas le droit de faire plus", s'est justifiée Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France 2. "Quand ils parlent de l'UOIF, je me dis que si je présente l'UOIF comme proche des Frères musulmans, je suis dans le camp de Marine Le Pen. C'est à Emmanuel Macron de dire ça, pas à moi", a estimé la journaliste de France 2.

"Que les gens soient en attente par rapport aux journalistes, c'est très légitime. Mais ce n'était pas l'exercice. Ce travail journalistique, on le fait tout au long de l'année", a fait valoir Christophe Jakubyszyn.

L'ouverture des hostilités dès les premières minutes a surpris les deux présentateurs. "Je pensais que ça allait monter en puissance, mais pas dès le début", a dit Nathalie Saint-Cricq, évoquant une "spirale": "c'était 50% programme, 50% invectives, et ça montait, c'était de plus en plus violent, et ça tournait de plus en plus en rond".

"On aurait pu souhaiter un débat d'une autre tenue, des candidats qui s'écoutent davantage, qui s'interrompent moins", a ajouté Christophe Jakubyszyn.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Lebanon Israel Iran
4min

Politique

Frappes israéliennes à Beyrouth : « Les Libanais ont compris que ce n’était que le début »

L’armée israélienne a annoncé, vendredi matin, qu’elle allait mener de nouvelles frappes contre le Hezbollah sur la banlieue sud de Beyrouth. L’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour, fait état du choc de la population après l’ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth par l’armée israélienne.

Le