Un indépendantiste élu à la tête du Congrès de Nouvelle-Calédonie
L'indépendantiste Roch Wamytan (UC-FLNKS) a été élu vendredi président du Congrés de la Nouvelle-Calédonie, grâce à l'appui des...

Un indépendantiste élu à la tête du Congrès de Nouvelle-Calédonie

L'indépendantiste Roch Wamytan (UC-FLNKS) a été élu vendredi président du Congrés de la Nouvelle-Calédonie, grâce à l'appui des...
Public Sénat

Par Claudine WERY

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L'indépendantiste Roch Wamytan (UC-FLNKS) a été élu vendredi président du Congrés de la Nouvelle-Calédonie, grâce à l'appui des trois voix d'un nouveau parti wallisien et futunien, jusqu'alors plutôt considéré proche des loyalistes, a constaté l'AFP.

"C'est un moment historique. Le temps est venu d'imprimer le sceau historique océanien sur la construction d'un destin commun", a déclaré M.Wamytan, 68 ans, figure du mouvement indépendantiste kanak.

Il a été élu au deuxième tour avec 29 voix contre 25 pour Magalie Manuohalalo, présentée par les deux groupes de la droite loyaliste. L'Eveil océanien, parti communautaire qui a fait une entrée remarquée sur l'échiquier calédonien en obtenant 3 sièges lors des élections provinciales du 12 mai, a joint ses voix à celle des partis indépendantistes (26 sièges sur 54).

Le choix de cette formation a créé la surprise alors qu'au cours des derniers jours, les deux frères ennemis de la droite, L'Avenir en confiance (proche LR) et Calédonie ensemble (centre droit), avaient laissé comprendre qu'ils s'étaient entendu avec elle pour une majorité loyaliste au Congrès.

"J'assume d'avoir voté avec les indépendantistes. Travailler avec eux, ce n'est pas travailler pour l'indépendance. Arrêtons ce clivage pour ou contre l'indépendance et travaillons à améliorer la vie des Calédoniens", a déclaré à la presse Milakulo Tukumuli, chef de file de l'Eveil Océanien.

Abasourdis, les élus de L'Avenir en confiance, qui avaient largement gagné les élections provinciales dans le camp loyaliste, ont dénoncé une "trahison" du parti océanien et un "déni de démocratie".

Dans les prochaines semaines, un gouvernement collégial sera élu par le Congrés. Si les mêmes équilibres sont conservés, les indépendantistes pourraient emporter la direction de l'exécutif calédonien.

Un poste crucial alors que s'ouvre le dernier mandat de l'accord de Nouméa (1998) qui organise la décolonisation de l'île. Après le référendum sur l'indépendance du 6 novembre 2018 remporté par les pro-français (56,7%), deux autres référendums peuvent être organisés en 2020 et 2022.

cw/sma

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