Un maire appelle à boycotter les législatives pour réclamer le haut débit
La municipalité d’une petite commune de Haute-Saône a appelé ses administrés à boycotter l'élection législative, dimanche, pour...

Un maire appelle à boycotter les législatives pour réclamer le haut débit

La municipalité d’une petite commune de Haute-Saône a appelé ses administrés à boycotter l'élection législative, dimanche, pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La municipalité d’une petite commune de Haute-Saône a appelé ses administrés à boycotter l'élection législative, dimanche, pour réclamer une connexion internet haut débit efficace, a-t-on appris jeudi auprès du maire, qui avait auparavant refusé d'organiser le vote.

Pour les 95 habitants de Bougey (Haute-Saône), "il y a d’importantes perturbations sur le réseau internet. C'est très, très, très long pour se connecter", a expliqué à l’AFP Michel Billy, maire sans étiquette de la commune.

"Ces difficultés sont préjudiciables pour les particuliers et les professionnels, comme les agriculteurs qui doivent faire leur déclaration PAC sur internet", ajoute l'élu qui réclame le raccordement de Bougey à la fibre optique, "comme les autres communes du secteur".

Le 19 mai, le conseil municipal a voté à l'unanimité une délibération dénonçant la “rupture de l’égalité dans l’accès au haut débit”, dont est victime la commune. Le conseil a également décidé de ne pas tenir le bureau de vote pour l'élection législative, afin de dénoncer cette situation. La délibération a été adressée à la préfecture, selon l'édile.

Vendredi, le maire a reçu un courrier de la préfecture le mettant en demeure d'organiser les élections, comme le prévoit la loi, sous peine de sanctions. À défaut, la préfecture devrait désigner quatre à cinq délégués et l’ensemble des frais serait alors à supporter par la commune.

Le conseil municipal a donc décidé mercredi soir que la tenue du bureau de vote serait bien assurée mais "un courrier a été distribué aux administrés pour leur demander de ne pas aller voter dimanche, pour montrer leur solidarité avec notre action", a indiqué M. Billy.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Un maire appelle à boycotter les législatives pour réclamer le haut débit
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Un maire appelle à boycotter les législatives pour réclamer le haut débit
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le