Un maire de Nouvelle-Calédonie écope de deux ans d’inéligibilité
Harold Martin, maire de Païta et figure de la droite non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a été condamné vendredi à deux...

Un maire de Nouvelle-Calédonie écope de deux ans d’inéligibilité

Harold Martin, maire de Païta et figure de la droite non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a été condamné vendredi à deux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Harold Martin, maire de Païta et figure de la droite non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a été condamné vendredi à deux ans d'inéligibilité et deux mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêts, a constaté l'AFP.

L'avocat de l'élu, absent à l'audience, a indiqué que son client allait faire appel de cette décision.

Harold Martin, 63 ans, a également été condamné à cinq millions CFP (41.000 euros) d'amendes dans ce verdict conforme en tous points aux réquisitions du parquet lors du procès le 15 septembre.

Dans cette affaire, il lui est reproché d'avoir vendu un terrain familial de 11 hectares à Païta pour 250 millions CFP (2,1 millions euros) à une société du nom de Nova, puis d'avoir profité de sa qualité de maire pour y faciliter la construction d'un centre commercial.

M. Martin a notamment participé en 2008 à une réunion sur le changement de zonage du terrain dans le cadre du plan d'urbanisme.

Signé en 2007, le compromis de vente comportait une condition suspensive portant sur une autorisation commerciale "sous deux ans", qui a disparu lors de la signature de l'acte de vente en juin 2009.

A la vente, la famille Martin n'a pas perçu l'intégralité du prix du terrain, 100 millions restant dus. Nova a ensuite revendu en 2010 son projet commercial et le terrain à d'autres investisseurs pour 500 millions.

Peu après l'avis favorable d'une commission provinciale de l'urbanisme commercial (CPUC) à laquelle participait M. Martin, Nova a soldé sa dette de 100 millions à la famille Martin.

"M. Martin a avancé ses pions depuis 2007 pour arriver à ses fins", avait considéré le procureur de la République Alexis Bouroz dans ses réquisitions.

Condamné en février en appel dans une autre affaire de prise illégale d'intérêt, Harold Martin attend un arrêt de la cour de cassation. Il est par ailleurs mis en examen dans une troisième affaire pour achat de voix, lors des municipales de 2014.

Partager cet article

Dans la même thématique

Un maire de Nouvelle-Calédonie écope de deux ans d’inéligibilité
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Un maire de Nouvelle-Calédonie écope de deux ans d’inéligibilité
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le