Un « pass rail » pour les jeunes jusqu’à 27 ans, peut-être dès cet été, annonce le ministre des Transports
Interrogé sur le financement du « pass rail », dispositif lancé par l’ancien ministre des Transports Clément Beaune pour voyager en TER et Intercités à bas coût, Patrice Vergriete propose d’expérimenter le dispositif auprès des jeunes.
Le « pass rail », proposé par Clément Beaune, devait permettre à tous les Français de voyager partout dans le pays en TER et Intercités pour un tarif autour de 49 euros par mois. Une dépense qui devrait être prise en charge par les régions, ce qui alerte certains sénateurs. « Il faut cesser d’avoir de bonnes idées avec l’argent des autres », a lancé le sénateur centriste Franck Dhersin au ministre des Transports lors des questions au gouvernement.
Devant l’inquiétude des sénateurs, Patrice Vergriete a précisé les contours de ce « pass rail », au micro de Public Sénat. Celui-ci sera expérimenté auprès des jeunes, possiblement « dès cet été ». Il permettra « d’avoir un tarif réduit sur l’ensemble du réseau Intercités et TER, pour circuler librement sur l’ensemble du pays ». Le ministre précise qu’il formulera cette proposition à la présidente de l’association des régions de France, Carole Delga, notamment pour « se mettre d’accord sur une tarification ».
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.
Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.
Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.
Candidate aux sénatoriales dans la Sarthe, Marie-Caroline Le Pen, sœur aînée de Marine Le Pen, compte sur sa liste Virginie de Gaulle, qui est l’arrière-petite-nièce du général de Gaulle.