Un plan de lutte contre les violences faites aux enfants présenté dans les prochaines semaines, annonce Adrien Taquet
Le gouvernement lancera "dans les semaines qui viennent" un plan de lutte contre les violences faites aux enfants, a annoncé...

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Le gouvernement lancera "dans les semaines qui viennent" un plan de lutte contre les violences faites aux enfants, a annoncé...
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Le gouvernement lancera "dans les semaines qui viennent" un plan de lutte contre les violences faites aux enfants, a annoncé mardi à l'Assemblée nationale le secrétaire d'Etat chargé de la Protection de l'enfance, Adrien Taquet.

"Nous proposerons un plan de lutte contre les violences (faites aux enfants) en tous lieux, à tous moments, dans les semaines qui viennent, à l'occasion du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant", adoptée le 20 novembre 1989, a déclaré M. Taquet lors de la séance des questions au gouvernement.

Le secrétaire d'Etat était interrogé par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, saisi par La Parole Libérée, l'association de victimes de pédophilie dans l'Eglise.

Selon son cofondateur François Devaux, l'association a sollicité plusieurs rendez-vous auprès de quatre ministères, en vain.

"Les violences sexuelles s'apparentent à une véritable pandémie (...). Ce sujet, je l'imagine, doit nous rassembler toutes et tous", a dit M. Faure, dénonçant auprès d'Edouard Philippe une "indifférence" des ministres.

"Vous ne pouvez pas dire que ce gouvernement n'est pas impliqué. Cela fait six mois que nous travaillons avec l'ensemble des ministres", lui a répondu Adrien Taquet, qualifiant les violences psychiques, physiques et sexuelles faites aux enfants d'"intolérables".

On estime qu'un enfant meurt tous les cinq jours des suites de violences intrafamiliales.

Chaque année, 20.000 plaintes pour violences faites aux enfants sont déposées mais "la réalité, c'est probablement 5 ou 10 fois plus", a souligné Adrien Taquet. Quelque quatre millions de personnes ont été victimes d'inceste.

Interrogé par l'AFP, M. Devaux a regretté que le secrétaire d'Etat "ne réponde pas à la question", notamment sur la création d'un observatoire national qui recenserait les victimes, l'une des préconisations d'un rapport sénatorial rendu en mai sur la lutte contre la pédophilie.

"Ils n'ont aucun élément pour les guider dans l'action, personne ne sait de quoi on parle", a-t-il déclaré, en interrogeant: "Est-on capable aujourd'hui de savoir si la pédophilie augmente ou régresse en France ?"

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