Un remaniement « avant mercredi », selon Belloubet
Le remaniement gouvernemental aura lieu "avant mercredi" a assuré dimanche la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a dit...

Un remaniement « avant mercredi », selon Belloubet

Le remaniement gouvernemental aura lieu "avant mercredi" a assuré dimanche la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a dit...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le remaniement gouvernemental aura lieu "avant mercredi" a assuré dimanche la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a dit son souhait de "rester" pendant les cinq ans du quinquennat à son poste.

Interrogée par LCI à propos du calendrier du futur remaniement provoqué par la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, Mme Belloubet a assuré ne pas en connaître "le lieu" ni "l'heure" mais "évidemment ce sera pour avant mercredi".

"Si un remaniement a lieu maintenant, il faut qu'il ait un sens", a-t-elle ajouté.

"On peut imaginer" qu'il n'y en aura "pas un autre avant les européennes et un autre après les européennes" de mai 2019 donc à la question de savoir s'il faut s'attendre à un large remaniement, "c'est peut-être cette hypothèse là qui sera retenue", a-t-elle estimé.

Dans le futur gouvernement "l'équilibre hommes-femmes est incontournable, il doit être pérennisé", a-t-elle affirmé. Mais il faut aussi "des gens de droite, de gauche, du centre, des gens de la société civile et des gens qui sont davantage marqués par le politique" pour poursuivre l'objectif d'émancipation affiché par le président Macron, a-t-elle souligné.

Interrogée sur sa volonté de rester à son poste, la garde des Sceaux a assuré qu'elle s'était "engagée aux côtés du président de la République et du Premier ministre pour cinq ans". "Je souhaite rester ce temps-là, si eux le souhaitent bien entendu", a-t-elle ajouté, précisant ne pas avoir "eu de contacts particuliers" avec le chef du gouvernement depuis "vendredi matin".

"Si quand on est ministre, au bout de 15 mois on se dit +je me suis trompé, c'est pas ça, je m'en vais+, à quoi ça ressemble? Les Français ont le droit à la stabilité", a-t-elle ajouté, affirmant que si l'on a des états d'âme, "on les garde pour soi" quand on est ministre.

Mme Belloubet a ainsi regretté la façon dont M. Collomb et son collègue de l'Environnement Nicolas Hulot avaient annoncé leur départ, par presse interposée.

"Je ne pense pas que ce soit souhaitable", a-t-elle affirmé, assurant que, quand on a des "velléités" de départ, "on le fait d'abord savoir au Premier ministre et on s'en va au moment ou ça paraît opportun au gouvernement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Un remaniement « avant mercredi », selon Belloubet
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le