La popularité du président de la République et du Premier ministre a connu un léger regain en septembre après deux baisses mensuelles consécutives, notamment chez les sympathisants centristes, selon un sondage YouGov France pour Le HuffPost et CNEWS publié jeudi.
Emmanuel Macron recueille désormais 32% d'opinions favorables, contre 30% début septembre.
Ce sont surtout les sympathisants du centre (90%, +15 points en un mois) qui permettent au chef de l'État d'inverser sa courbe de popularité, alors qu'il perd 13 points chez les sympathisants Les Républicains (32% d'opinions favorables) et 3 points chez les sympathisants PS-EELV, qui demeurent toutefois 36% à émettre une opinion favorable.
Le Premier ministre Édouard Philippe recueille pour sa part 34% d'opinions favorables (+2).
Crédité de 84% d'opinions favorables chez les centristes, Édouard Philippe séduit également 47% des sympathisants LR (+1 sur un mois) et 15% des sympathisants d'extrême droite (+7 sur un mois).
Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 4 octobre 2017 à Paris
AFP
Sa popularité a en revanche accusé une sévère chute dans l'électorat de gauche depuis début septembre: -12 points auprès des sympathisants PS et EELV (31% d'opinions favorables) et -3 auprès des sympathisants d'extrême gauche (10% d'opinions favorables), alors que la rentrée a été marquée à la fois par la signature des ordonnances sur la loi travail et plusieurs mobilisations syndicales.
La popularité du gouvernement est par ailleurs stable (29% d'opinions favorables) depuis le mois dernier, mais avec de fortes variations selon la sensibilité politique des Français interrogés: 90% des sympathisants du centre (+14) expriment une bonne opinion, contre 32% des électeurs Les Républicains (-8) et 30% des sympathisants socialistes (-11).
Par ailleurs, interrogés sur la politique menée par le gouvernement en matière d'environnement, 7 Français sur 10 déclarent être pour l'interdiction du glyphosate pour tous les usages, y compris agricoles.
Si l'action du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, recueille 40% d'opinions favorables chez les sondés - et notamment chez deux tiers des sympathisants EELV -, la moitié des Français estime que le ministre est "une caution écologique pour le gouvernement" et qu'il "n'est pas en mesure d'imposer ses vues auprès du président de la République".
Il demeure la personnalité politique recueillant le plus d'opinions positives: 30% (+3 sur un mois).
Sondage réalisé en ligne les 27 et 28 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas.
Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.
Après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, « souhaite que le PS se mobilise à tous les niveaux » pour le candidat « presque adoubé ». Mais « c’est une première étape, il faut transformer l’essai ».
Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.
Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».