Un syndicaliste d’Alstom  lance un appel aux sénateurs afin que l’Etat prenne « ses responsabilités »
Invité de l’émission « Sénat 360 », Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC Alstom, lance un appel aux sénateurs afin que ceux-ci les appuient « pour forcer le gouvernement à prendre des garanties », suite à la fusion Alstom-Siemens.

Un syndicaliste d’Alstom lance un appel aux sénateurs afin que l’Etat prenne « ses responsabilités »

Invité de l’émission « Sénat 360 », Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC Alstom, lance un appel aux sénateurs afin que ceux-ci les appuient « pour forcer le gouvernement à prendre des garanties », suite à la fusion Alstom-Siemens.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Au Sénat, la mission d’information sur Alstom a entendu, mercredi 13 décembre, les organisations syndicales. Ces dernières sont inquiètes que le rapprochement avec Siemens ne débouchent sur de nombreuses suppressions d’emploi. A l’Assemblée nationale, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie a une nouvelle fois assuré que tous les sites de productions d’Alstom seraient préservés. Des mots qui ne rassurent pas Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC Alstom : « On lui fait confiance autant qu’on pouvait faire confiance à Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron quand ils ont avalisé la cession des activités énergie d’Alstom à General Electric (…) Sur le projet de cession de rapprochement des activités ferroviaires entre Alstom et Siemens, il y a un engagement de maintien et du niveau global d’emplois et des implantations industrielles en France et en Allemagne, pendant les quatre ans qui vont suivre la réalisation de l’opération. Sauf qu’il n’y a aucune contrepartie, donc on est en droit d’être un tant soit peu inquiets. »

Et d’ajouter : « Nous sommes les derniers survivants (…)  et nous allons être cédés à Siemens. Parce que quoique nos directions puissent en dire, c’est quand même une filialisation de l’activité ferroviaire d’Alstom par Siemens. »

Claude Mandart est favorable à l’idée de faire un Airbus du ferroviaire mais pas en s’y prenant de cette façon : « Y compris la direction d’Alstom (…), je suis persuadé que tout le monde a été pris de vitesse. C’est une décision qui vient des politiques (…) cela a été un petit peu précipité. »

Le syndicaliste lance un appel aux sénateurs afin que l’Etat prenne « ses responsabilités » : « Que [les sénateurs] essaient de nous appuyer dans notre démarche pour forcer le gouvernement à prendre des garanties ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le