Le secrétariat d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a lancé jeudi sur son site internet et les réseaux sociaux une campagne ciblant les auteurs de violences sexistes, en leur rappelant les peines encourues.
Jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour avoir "mis une main aux fesses d'une femme qui montait les escaliers" ou pour avoir "embrassé de force une copine dans une soirée", jusqu'à 6 mois de prison et 22.500 euros d'amende pour avoir "traité une femme de salope parce qu'elle portait une jupe" : cinq animations interactives présentent des situations d'agressions à caractère sexiste ou sexuel, ainsi que la peine maximale prévue par la loi.
L'objectif de cette campagne est de faire prendre conscience aux auteurs de la gravité de leurs actes, expliquent dans un communiqué les services de la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa. "C'est en montrant les coupables, en nommant concrètement les actes commis et en affirmant que ces actes sont répréhensibles, que les femmes pourront se sentir légitimes et porter plainte".
La campagne est intitulée "Arrêtons-les!", une injonction qui "invite à agir collectivement pour que cessent les agissements sexistes et sexuels à l'égard des femmes".
Les témoins de scènes d'agression "ont un rôle essentiel à jouer en intervenant pour protéger les victimes et en les accompagnant pour déposer une plainte".
Cette campagne est diffusée à partir de ce jeudi sur le site internet et les pages Twitter et Facebook du secrétariat d'Etat.