Une députée LREM demande la position de la France sur la pénalisation de l’avortement en Andorre
La députée LREM des Pyrénées-Orientales Laurence Gayte a demandé au gouvernement de préciser la position de la France sur la pénalisation de l...

Une députée LREM demande la position de la France sur la pénalisation de l’avortement en Andorre

La députée LREM des Pyrénées-Orientales Laurence Gayte a demandé au gouvernement de préciser la position de la France sur la pénalisation de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La députée LREM des Pyrénées-Orientales Laurence Gayte a demandé au gouvernement de préciser la position de la France sur la pénalisation de l'avortement dans la principauté d'Andorre, dont Emmanuel Macron est coprince, un des derniers États en Europe à interdire l'IVG.

Dans une question écrite adressée au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Mme Gayte précise que la principauté est "l'un des derniers États d'Europe - avec Malte, Saint-Marin et le Vatican - à interdire l'avortement, y compris en cas de viol, d'inceste, de maladie ou malformation du fœtus, ou de danger pour la vie de la mère".

Andorre
Carte de la principauté d'Andorre entre la France et l'Espagne où les femmes n'ont pas le droit d'avorter, même en cas de viol ou de danger pour leur santé
AFP

"L'avortement y constitue un délit passible de six mois d'emprisonnement pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d'interdiction d'exercice pour le médecin qui pratique l'intervention", ajoute Mme Gayte, membre de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale et députée d'un département ayant une frontière commune avec la Principauté d'Andorre, rappelle-t-elle.

Des femmes ont cependant recours à l'avortement, soit en se rendant en Espagne ou en France, soit "par des méthodes peu sûres ou clandestines", souligne la députée.

Dans le cadre de la journée mondiale du droit à l'avortement, fin septembre, "de nombreuses Andorranes ont défilé dans les rues d'Andorre-la-Vieille afin de demander la dépénalisation de l'avortement dans leur pays", poursuit-elle dans sa question écrite. Elles souhaiteraient "savoir la position de la France sur cette question".

Lors de la manifestation, selon un correspondant de l'AFP, certaines affiches réclamaient "Pas de tutelle ni de l’État ni de l'Église" ou encore "Laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires", en référence à la position anti-avortement d'un des deux coprinces d'Andorre, l'évêque d'Urgell Mgr Joan-Enric Vives.

Partager cet article

Dans la même thématique

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le