Une « grande majorité » de la population sera vaccinée cet été, « si on poursuit sur ce rythme-là », espère Adrien Taquet
Invité de Public Sénat, le secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles, auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Adrien Taquet, a confirmé que l’objectif d’une couverture vaccinale d’une « quasi-totalité » de la population française était atteignable, en poursuivant le rythme actuel.

Une « grande majorité » de la population sera vaccinée cet été, « si on poursuit sur ce rythme-là », espère Adrien Taquet

Invité de Public Sénat, le secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles, auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Adrien Taquet, a confirmé que l’objectif d’une couverture vaccinale d’une « quasi-totalité » de la population française était atteignable, en poursuivant le rythme actuel.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La communication du ministère des Solidarités et de la Santé était confuse hier. Auditionné au Sénat, le ministre Olivier Véran, indiquait que la France « ne pourrait ne pas avoir vacciné tous les publics fragiles d’ici l’été », ciblant « 15 millions de personnes » (relire notre article). Le nombre est en deçà des « 25 à 30 millions de personnes », qui inclut les personnes de 60 ans et plus ou atteintes de maladies chroniques. Le soir, sur le journal de TF1, le même ministre assurait que l’Etat serait « en mesure » de vacciner 70 millions de personnes d’ici la fin août, soit « la totalité de la population française ».

Invité ce 22 janvier de la matinale de Public Sénat, le secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles, auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Adrien Taquet, a confirmé cet objectif. « Si on poursuit sur ce rythme-là, si l’ensemble des doses nous sont livrées, une fois encore on dépend de ce stock, nous pouvons effectivement espérer avoir, d’ici l’été, avoir vacciné une grande majorité voire la quasi-totalité de nos concitoyens », a-t-il assuré.

« On est en phase ascendante »

Selon les dernières données publiées par le ministère, la France a pu vacciner un peu moins de 110 000 personnes en 24 heures. En restant sur ce rythme, le pays pourrait ne pas dépasser la barre des 25 millions de personnes vaccinées avant la fin du mois d’août. A l’heure actuelle, un peu moins de 700 000 personnes ont reçu le vaccin. « On est en phase ascendante », a affirmé Adrien Taquet, ajoutant que 1,9 million de doses avaient été livrées « aujourd’hui ».

Un objectif à court terme reste assuré, quoiqu’il arrive : la promesse d’un million de Français vaccinés à la fin janvier. « Ça sera franchi ce week-end », s’est projeté Adrien Taquet.

Le secrétaire d’Etat est également revenu sur la séance agitée de questions au gouvernement au Sénat, mercredi. Chahuté, Adrien Taquet avait notamment souligné qu’il appartenait aux élus locaux « de ne pas ouvrir davantage de centres que nous leur avons demandés ». Ce vendredi matin, le ministre a tenté de désamorcer la polémique. « Tout cela se régule depuis ». « La réussite de la campagne de vaccination repose sur la bonne coopération et articulation entre les services de l’Etat et les pouvoirs publics locaux. » Adrien Taquet a toutefois reconnu qu’il y avait pu avoir localement « un peu de jeu politique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le