« Une partie de la gauche court derrière des courants idéologiques indigénistes », accuse Aurore Bergé
Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la députée LREM des Yvelines s’est dite « interloquée » par les propos d’Audrey Pulvar sur les réunions non-mixtes de l’Unef, qui ont fait polémique ce week-end.

« Une partie de la gauche court derrière des courants idéologiques indigénistes », accuse Aurore Bergé

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la députée LREM des Yvelines s’est dite « interloquée » par les propos d’Audrey Pulvar sur les réunions non-mixtes de l’Unef, qui ont fait polémique ce week-end.
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Doit-on organiser des réunions non-mixtes pour libérer la parole ? Non, selon Aurore Bergé qui s’est dite « interloquée » par les propos d’Audrey Pulvar à propos des réunions organisées par le syndicat étudiant UNEF. Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » ce lundi, la députée LREM des Yvelines a vilipendé la candidate  du PS aux élections régionales en Ile-de-France. Cette dernière a suscité la polémique en affirmant que les réunions non-mixtes de l’UNEF ne doivent pas être interdites aux blancs mais que si des personnes banches y viennent, elles devaient garder le silence. « Pour moi, Pulvar n’était pas dans ce registre-là », regrette Aurore Bergé, fustigeant une « espèce de déliquescence d’une partie de la gauche vers des thèses indigénistes ».

« Considérer qu’on combat mieux le racisme parce que l’on est dans l’entre-soi, c’est l’inverse. On combat mieux le racisme parce qu’on est dans une société ouverte. On ne combat pas mieux le racisme si l’on accepte des réunions où d’un côté il n’y aurait que des blancs et de l’autre que des noirs », argue-t-elle ensuite. Selon la présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale, « la force d’une société universelle, c’est qu’on porte des combats même si on ne les vit pas nous-mêmes dans notre chair ». L’ancienne membre de l’UMP rappelle ainsi avoir manifesté contre l’antisémitisme ou pour le Mariage pour tous. « Je me sentais concernée par l’idée que des Français n’aient pas les mêmes droits que les miens en fonction de leur orientation sexuelle », fait-elle valoir.

« Et puis pourquoi se taire ? C’est quoi cette espèce d’entre deux : on peut aller dans ces réunions mais il faut qu’on se taise ? Ça n’a pas de sens. Ce n’est pas ça une République qui se veut universaliste », a-t-elle poursuivi. Aurore Bergé note tout de même qu’à gauche, « tout le monde ne tient pas les mêmes propos », et soutient ainsi Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, qui s’est vivement opposée à Jean-Luc Mélenchon ce week-end. « Malheureusement, une partie de la gauche court derrière un certain nombre de mouvements, derrière EELV, et des courants idéologiques indigénistes, notamment. Qui ne sont pas ce qu’est l’histoire de notre pays et qui je l’espère ne le seront pas demain », affirme-t-elle.

Mais comme entre les deux gauches « irréconciliables », LREM n’est pas aussi unanime sur le sujet. Le président de la majorité, Christophe Castaner, a ainsi parlé de propos maladroits et dit que ce type de réunion est parfois nécessaire. « Il a toujours été clair sur ces questions. Il n’y a jamais eu d’ambiguïté au sein de LREM », évacue l’ancienne candidate à la tête du groupe. Quant à d’éventuelles poursuites judiciaires contre Audrey Pulvar, réclamées par Marine Le Pen, Aurore Bergé les a rejetées. « On ne va pas accuser Audrey Pulvar de racisme ! Il faut qu’on arrive à retrouver notre calme », presse-t-elle.

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