Union de la droite et du centre : « Il faut une primaire à l’automne », plaide Aurore Bergé

Invitée de notre matinale, Aurore Bergé s’est montrée favorable à la tenue d’une primaire de la droite et du centre. La ministre déléguée, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, alerte sur « le poison mortifère de la division » et veut « offrir aux Français un autre choix qu’entre le RN et LFI. »
Louis Mollier-Sabet

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Alors que 90 ministres et parlementaires appellent à une candidature unique de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027 dans La Tribune dimanche, Aurore Bergé salue une initiative « importante » pour « offrir aux Français un autre choix que le RN et LFI. » La ministre déléguée, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, plaide « depuis des mois » pour une primaire qui « éviter [ait] le poison mortifère de la division. »

« Une candidature centrale comme en 2017 »

Aurore Bergé s’appuie sur l’exemple des dernières élections municipales, où « ceux qui gouvernent ensemble depuis 18 mois [Renaissance, MoDem, Horizons, UDI, LFI] » ont gagné unis à Bordeaux, Annecy ou Clermont-Ferrand, mais ont perdu « quand on a eu plusieurs candidatures de premier tour qui ont divisé. » À Annecy et Bordeaux, les candidats du « bloc central », les anciens ministres Antoine Armand et Thomas Cazenave, ont pourtant bénéficié des retraits de deux autres candidats centristes ou de droite – Jean-Luc Rigaut (21,29 %) à Annecy et Philippe Dessertine à Bordeaux (20,2 %).

Pour trancher cette question, Aurore Bergé ne veut pas « se baser uniquement sur les sondages », qui placent pour le moment Edouard Philippe en tête du « socle commun. » La ministre alerte la droite et le centre sur les hésitations potentielles et les dangers de se dire « on verra bien, on se désistera en octobre, en novembre, en janvier… » Il faudrait d’après elle surtout se mettre d’accord sur « une primaire à l’automne » pour faire émerger « une candidature centrale comme en 2017. » « Nous ne pouvons gagner cette élection que si nous sommes unis », conclut-elle.

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